Fabrice Pannekoucke et Anatole de la Brosse au Bacchus Business Club Lyon

Fabrice Pannekoucke et Anatole de la Brosse au Bacchus Business Club Lyon

Fabrice Pannekoucke et Anatole de la Brosse au Bacchus Business Club Lyon

 

Dans les coulisses de la première région industrielle : « Il n’y a pas de magie, seulement de la volonté. »

Comment ne pas retenir les mots de Fabrice PANNEKOUCKE, Président du Conseil de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

À l’occasion de cette soirée lyonnaise du Bacchus Business Club, il a livré une lecture précieuse de son parcours et de sa vision. Maire à 26 ans, aujourd’hui à la tête d’une région française très stratégique du pays, il est guidé par une constante : l’engagement dans le temps long et une attention fine aux territoires.

« Je suis un amoureux de l’aménagement du territoire », confie-t-il. Une déclaration qui prend tout son sens au regard des ambitions portées par la région AURA.

1ère région industrielle de France, elle concentre à elle seule près de la moitié des projets industriels nationaux. Derrière ces chiffres, la ligne directrice est claire : réindustrialiser durablement, investir massivement avec +1.2 Milliards € engagés et créer un écosystème capable d’allier foncier, formation et innovation technologique.

“La préférence régionale” : levier capital pour renforcer les circuits de proximité et soutenir les entreprises locales. « Il faut utiliser tous les outils à notre disposition pour accompagner ceux qui font le territoire. »

Autre temps fort des échanges : la projection vers les Jeux Olympiques d’hiver 2030. « Les Jeux sont un objet fédérateur comme il n’en existe pas d’autre. » Derrière cette ambition, un évènement où acteurs publics et privés convergent autour d’un projet qui dépasse les intérêts individuels pour inscrire durablement la région dans une dynamique internationale.

Puis, l’auditoire de dirigeants a voyagé dans la Vallée de la Loire grâce aux vins d’Anatole de LA BROSSE, Propriétaire du Domaine des closiers et TEYRAS DE GRANDVAL CAPITAL.

« Je suis là pour parler vrai. »

Ancien parisien, il choisit en 2019 de changer de cap pour se consacrer au vin. Aujourd’hui à la tête du Domaine des Closiers et de Teyras de Grandval, il défend l’idée de laisser chaque terroir exprimer sa singularité.

Domaine des Closiers au cœur de l’appellation Saumur Champigny, s’étend sur 24 hectares sur un sol argilo-calcaire. Véritable trait d’union entre la puissance aromatique et l’élégance ligérienne, le Domaine est un cru à part entière avec un grand vin rouge à l’identité bien marquée.

Côté Teyras de Grandval, le vignoble regroupe majoritairement du Cabernet Franc et un peu de Chenin. Travaillé en agriculture biologique, tout est fait pour développer la biodiversité  avec notamment des plantations de haies et d’arbres fruitiers.

 

 

 

Bacchus Business Club Bordeaux à Ceva Santé Animale

Bacchus Business Club Bordeaux à Ceva Santé Animale

Bacchus Business Club Bordeaux à Ceva Santé Animale

 

Actionnariat familial, actionnariat salarié, LBO : 3 modèles de gouvernance mais qui décide vraiment ?

MARC PRIKAZSKY, Président Exécutif de CEVA SANTE ANIMALE a présenté sa vision d’un entrepreneur ayant transformé une filiale délaissée de Sanofi en leader mondial de la santé animale pesant 9 milliards d’€.

La raison d’être de CEVA : innover sur l’un des enjeux majeurs de ce siècle entre santé animale et santé humaine, étant intimement liés.

C’est dans son nouveau siège social, pensé comme un nid architectural que Bacchus Business Club Bordeaux a tenu sa soirée Hors les murs, en partenariat avec le CLUB DES ETI DE NOUVELLE-AQUITAINE.

Autour d’une table ronde, 3 modèles de gouvernance ont été confrontés.

Une même question : comment répartir le pouvoir dans une entreprise ?

Autour de l’ADN familial, Jean-Baptiste Micouleau, PDG du Groupe ARAMISDAL’ALU, a défendu une clarté indispensable : « L’ambiguïté familiale bloque l’exécutif. » Avec 60 % du capital en main et une gouvernance entre conseil de surveillance et directoire, il décrit une entreprise où les actionnaires eux-mêmes ne sont que de passage. Même si “Le pouvoir se prend et ne se donne pas” comme il aime le préciser.

Sur un modèle participatif, Nicolas Fillon, PDG de DE SANGOSSE, a exposé un actionnariat salarié né en 1989, où 500 collaborateurs détiennent aujourd’hui 60 % du capital. Avec ce très bon antidote au turn-over, la règle est claire : tout actionnaire qui quitte l’entreprise doit vendre ses parts et ne jamais confondre son rôle d’actionnaire et de salarié. Il ne manque pas de préciser « L’actionnariat salarié n’est pas une fin en soi, mais l’outil au service du projet stratégique. »

Enfin, Marc Prikazsky a présenté le modèle CEVA : 6 LBO successifs et une architecture où les managers, avec 25 % du capital, contrôlent plus de 60 % des droits de vote. Mais il précise “Je n’ai jamais eu à forcer une décision, en échangeant avec pédagogie, on tombe sur la même conclusion”. Objectif en ligne de mire : 12 à 15 milliards de valorisation, avec un binôme de confiance avec SÉBASTIEN HURON, récemment nommé Directeur Général grâce à une relation de confiance de longue date.

Côté vin, nous avons voyagé avec les Vins de Castillon de Stephane Derenoncourt, Propriétaire du Domaine de l’A et thierry valette, Propriétaire de Clos Puy Arnaud : autour du franc-parler qui les caractérisent. Le premier, venu de rien dans le monde du vin, devenu l’un consultants en œnologie les plus influents au monde avant de se recentrer sur son Domaine. Thierry Valette, a témoigné de sa conversion à la biodynamie conférant aux vins une énergie, une fraîcheur et une résistance.

Grâce au travail de ces vignerons, l’appellation Castillon Côtes de Bordeaux a prouvé être un terroir qui a beaucoup à revéler, capable de rivaliser avec des grands noms.

 

 

 

Agnès Verdier Molinié, Arnaud Roux-Oulié et Laurent Hodebar au Bacchus Business Club Paris

Agnès Verdier Molinié, Arnaud Roux-Oulié et Laurent Hodebar au Bacchus Business Club Paris

Agnès Verdier Molinié, Arnaud Roux-Oulié et Laurent Hodebar au Bacchus Business Club Paris

 

« Sans données précises, le débat public reste biaisé. »

C’est autour de cette question que s’est articulée l’intervention d’Agnès Verdier-Molinié, lobbyiste libérale et essayiste médiatique française, lors de la dernière soirée du Bacchus Business Club à l’Hôtel Le Meurice – Paris.

« Le débat public est trop souvent construit sur des intuitions. Mon rôle est de le ramener aux faits. »

À travers son travail au sein de la Fondation IFRAP, mission de think tank de la société civile, inspirée des pays anglo-saxons, son approche repose sur une mécanique rigoureuse : ouvrir les données, comparer à l’échelle européenne pour rendre objectif chaque affirmation.

Les chiffres interpellent :

250 milliards d’€, c’est le niveau de dépense publique annuelle de la France par rapport à la moyenne de la zone euro.

150 milliards d’€, l’écart de fiscalité qui pèse sur les entreprises françaises comparé à leurs concurrentes européennes.

46 à 47 %, la part nette perçue par un salarié sur 100 € de coût employeur, contre environ 68 % en moyenne en Europe.

80 milliards d’€ de PIB perdu chaque année, lié à un déficit d’environ 7 milliards d’heures travaillées en France.

Les leviers évoqués ? travailler plus longtemps, rééquilibrer la dépense publique, redonner de l’attractivité au capital et aux entrepreneurs, et faciliter la transmission du capital.
Car selon Agnès Verdier-Molinié « On ne restaurera pas la souveraineté économique sans un choc de compétitivité. »

Les discussions se sont prolongées autour de sujets sensibles : retraites, dette, dépendance aux marchés internationaux, ou encore efficacité de la protection sociale. Avec une alerte claire : sans réforme, l’ajustement pourrait être gravement subi.

Côté vin, Arnaud Roux-Oulié, propriétaire du Château Carlmagnus, a brillé par sa vision novatrice.

Héritier d’un ancrage familial à Fronsac, il revendique un « bon sens paysan » comme boussole, en explorant de nouveaux territoires : plantation de Chardonnay hors AOC et développement de l’œnotourisme notamment.

Le vin dégusté ce soir-là : un Château Carlmagnus 2020 volontairement axé sur le fruit et la légèreté. « Aujourd’hui, on cherche des vins que l’on a plaisir à ouvrir, pas à attendre. »

Enfin, laurent hodebar a présenté un projet d’une grande envergure.
Bordeaux accueillera la Tall Ships Races du 7 au 11 juillet 2027.
Une 40aine de grands voiliers, civils et militaires, investiront le Port de la Lune, pour le plus vaste événement jamais organisé sur l’espace public bordelais au XXIe siècle.

+de 800 000 visiteurs attendus, des parades, des spectacles nocturnes, un village et 200 jeunes embarqués vers La Corogne dans une démarche inclusive. Parmi les nombreux temps forts sur ces 5 jours, comment ne pas citer Bordeaux Fête le Vin.

 

 

 

Mauboussin et Maison Jean Loron mis à l’honneur à Marseille

Mauboussin et Maison Jean Loron mis à l’honneur à Marseille

Maubousin et Maison Jean Loron mis à l’honneur à Marseille

 

Rien ne le prédestinait à diriger Mauboussin. Pourtant, Alain Némarq en a redéfini les codes

« Et si la joaillerie cessait d’être un symbole offert pour devenir une affirmation de soi ? »

Avec cette intuition presque visionnaire, Alain Nemarq, Président de Mauboussin s’est adressé aux membres du Bacchus Business Club Marseille.

Premier bachelier de sa famille, passé par Harvard, devenu professeur à HEC sans en être diplômé, Alain Némarq n’a pas suivi une trajectoire classique. « Même si nous sommes tous les héritiers de quelqu’un, je ne suis l’héritier de personne. »

Son parcours est celui d’un homme qui s’est « faufilé », selon ses propres mots, là où on ne l’attendait pas. Refusant les codes établis, avec un esprit volontairement décalé.

Mais c’est surtout sa lecture du marché de la joaillerie qui a marqué les esprits. Dès 2002, il anticipe une mutation : le bijou ne sera plus un objet statutaire offert, mais un objet identitaire choisi. A l’image d’une seconde peau.

« Notre métier, aujourd’hui est de décrisper une société. »
Dans un monde sous tension, il défend une vision presque philosophique de l’entreprise : créer du désir et de la joie.

L’auditoire de dirigeant a également été marqué par la sincérité de Philippe Spanghero, invité Leader de demain par KPMG.
Vous le connaissiez brillant joueur de rugby, après avoir créé son agence de marketing dans le sport, il finit finalement par rejoindre l’entreprise familiale après avoir toujours refusé. À travers son ouvrage « Au nom du clan », il interroge le poids de l’héritage et la quête d’identité : « Je voulais me retrouver autrement que par un nom. ».

Côté dégustation, Thierry Bellicaud a apporté son éclairage sur son parcours et celui des Domaines Loron & Domaines Auvigue – Beaujolais & Mâconnais – MAISON JEAN LORON depuis 1711. De Pernod Ricard au Beaujolais en passant par la Champagne, son retour aux sources illustre le fameux : savoir partir pour mieux revenir.

Les Domaines Loron et Auvigue sont solidement ancrés dans le Beaujolais et Mâconnais avec plus de 300 ans d’histoire. La préservation durable de ce patrimoine viticole dans ces 2 régions aux terroirs d’exception constitue leur raison d’être.
Ouvrir leurs portes, c’est la promesse de découvrir dans le Beaujolais un des 213 Géoparcs mondiaux classés par l’UNESCO et dans le Mâconnais, la Roche de Solutré, classée site remarquable. Aujourd’hui, plus que jamais leurs vins incarnent les nouveaux grands vins de terroir issus du Chardonnay et du Gamay Noir.
Et comment ne pas évoquer le Château Bellevue, demeure de caractère du XIXème siècle. De nombreuses offres oenotouristiques sont à découvrir sur place donc.

 

 

 

 

 

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

 

Plus de 40 dirigeants d’entreprises familiales de Nouvelle-Aquitaine réunis à Bordeaux.

Un point commun : des responsabilités qui dépassent le cadre de l’entreprise.

Le premier rendez-vous du Relais des Entreprises Familiales a rassemblé autour d’un format pensé pour l’occasion :
des tables rondes en petit comité avec des échanges confidentiels pour permettre une parole libre entre pairs.

Table ronde 1 – ADN familial : héritage et culture d’entreprise
Avec Pauline Boucon Duval, Directrice générale du Groupe Duval
« On n’hérite pas d’une entreprise familiale, on la construit et on la réinvente de façon active. »
Clarifier les valeurs, poser une raison d’être, structurer une vision commune : autant de repères pour aligner actionnaires, dirigeants et collaborateurs. Car la légitimité se construit dans le temps, par l’action, l’humilité et la capacité à s’entourer parfois de plus fort que soi.

Table ronde 2 – Passé & futur : faire cohabiter tradition et renouveau
Avec Grégory Allard, Président de Filhet-Allard
« Faire évoluer l’entreprise, c’est parfois oser bousculer ce qui a toujours fonctionné. »
Trouver sa place dans une entreprise familiale suppose souvent de faire ses preuves davantage que les autres.
Faire évoluer l’entreprise, c’est aussi faire évoluer les regards : investir là où d’autres voient une dépense et structurer sans perdre l’ADN.

Table ronde 3 – Émotions et décisions : piloter avec discernement
Avec Joséphine Daniel, PDG du Groupe Daniel.
« Dans une entreprise familiale, l’émotion n’est jamais mise de côté lors de la prise de décision. »

Car chaque étape est marquée par l’histoire familiale. Deux apprentissages majeurs :
L’importance d’anticiper la transmission, souvent entre 5 à 10 ans.
Et mélanger efficacement actionnaires familiaux et dirigeants externes pour obtenir la force des deux positions : entre l’attachement des uns et le point de vue objectif nécessaire des autres.

Accueillis par Eliott Bernard, Directeur Général du Groupe Bernard au cœur de Millesima a délivré une parole en fil rouge sur l’ensemble des thématiques :

Comment renforcer l’engagement des actionnaires avec des rituels familiaux, l’apport nécessaire d’innovation porté par la nouvelle génération et la place d’un dirigeant externe dans un organigramme majoritairement familial.

Aussi, un constat partagé sur ce premier rendez-vous :

La complexité des entreprises familiales nécessite des espaces d’échange dédiés et l’intelligence collective permet d’éclairer ses décisions

Autant d’éléments présents dans le Baromètre de la transmission des entreprises familiales réalisé par EY et dont Johan Gaulin a présenté les éléments clés.

Un évènement organisé par Bacchus Business Club et en partenariat avec Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes