2ème Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

2ème Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

2ème Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

Parlons entreprises familiales…

Hier soir, la 2eme édition du Relais des Entreprises Familiales se tenait derrière les portes du Château Carbonnieux.
40 dirigeants d’entreprises familiales de Nouvelle-Aquitaine réunis pour 3 tables rondes thématiques.

CELINE PARIÈS, 5eme génération à la tête de la Maison Pariès a raconté son parcours marqué par le combat de conserver l’entreprise familiale.
Alors de cette expérience, elle en fait un cheval de bataille : transmettre tôt à ses propres filles. Si la Maison Pariès existe et traverse les époques, c’est qu’elle a su garder l’exigence de qualité comme fil rouge de la maison. Alors comment faire ? S’entourer de compétences complémentaires plutôt que de tout porter seule.

Hervé Delmas, Président de la région Sud-Ouest du FBN France, a partagé l’expérience d’un groupe familial Delmas Investissements & Participations structuré autour de 2 branches actionnaires. Après 50 ans de diversification, le groupe s’est recentré. Car chaque génération a eu un secteur phare, alors la génération actuelle s’est orientée sur les métiers de service. Il en retient une leçon : ne pas reproduire mécaniquement les recettes de la génération précédente.

Pépin = pépite. Les périodes de difficulté économique sont souvent les meilleurs moments pour transmettre, car elles permettent à la nouvelle génération de faire ses preuves et d’asseoir sa légitimité sur des résultats concrets.

Nicolas MERLING, n’a jamais rédigé de CV: tous ses projets se sont construits au sein de l’entreprise familiale. A la question de la légitimité, il répond qu’il a pris petit à petit des responsabilités grâce à une grande confiance de son père. Il l’a prouvé par l’exemple car il a intégré la société en 2002 pour en prendre la présidence en 2019. Un groupe qui est passé de 150 salariés en 2005 à 640 salariés aujourd’hui.

Et le plus important ? Protéger la famille. Nicolas Merling a évoqué à quel point la génération précédente a la force de pouvoir être un vrai médiateur. Et pour compléter l’équilibre, il évoque des conseils extérieurs qui permettent d’être accompagné dans les décisions stratégiques.

La soirée s’est conclue par les mots de la famille Perrin, qui nous accueillait derrière les portes d’une référence majeure de l’appellation Pessac-Léognan. Depuis 1956, le Château Carbonnieux se transmet de génération en génération. Eric Perrin se présente lui-même comme “héritier éphémère de l’entreprise”. Et pour se répartir les rôles, 2 règles : répondre à ses appétences personnelles, et aller voir ce qu’il se fait ailleurs avant de rejoindre le Château. Et quelle chance de déguster l’excellence de ce que cette histoire familiale sait faire de mieux.
Merci à tous d’avoir fait vivre ces échanges.

Le Relais des Entreprises Familiales, un événement Bacchus Business Club, co-fondé avec le Hub des Transitions de la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes.

 

 

 

 

En immersion chez Ubisoft Bordeaux

En immersion chez Ubisoft Bordeaux

En immersion chez Ubisoft Bordeaux

 

Ubisoft : derrière les portes d’un monde où tout est possible.

Au son des explications de Julien Mayeux, Directeur Général d’Ubisoft Bordeaux, une 15aine de membres a vécu l’immersion au cœur du jeu vidéo.

Vous connaissez forcément les licences iconiques Assassins Creed, Ghost Recon, Just Dance ou même Lapin Crétin. Ubisoft fait jouer et rêver le monde depuis 1986, fondé par 5 frères bretons.

Pourquoi Bordeaux ? Juline Mayeux vous répondrait qu’après 9 ans ici, le bassin d’emploi y est stimulant, le cadre de vie agréable et la marque “Bordeaux” connue et accessible à l’international.

Installée depuis 2024 dans ce cadre de travail idyllique, les lieux sont à la hauteur de l’enjeu. Bureaux d’un côté, et services de l’autre, vous êtes dans l’antre du rêve de tout gamer.

Ici, même les joueurs ont leur espace dans la salle de play-test pour faire les tests en avant première, sous engagement de confidentialité.

Tous les jours, 350 collaborateurs se retrouvent ici pour imaginer les jeux de demain. Mais le vintage ne se démode jamais : 70% du temps de jeu est passé sur des jeux qui ont plus de 8 ans comme le précise son directeur de site.

Là où désormais les évolutions de jeu sont désormais continues, le marché s’adapte pour répondre à une demande de plus en plus exigeante.

Merci à Julien Mayeux donc pour son accueil et ses explications précieuses. Et merci à nos membres, venus pour ce nouveau format matinal, en immersion dans les entreprises qui font bouger les lignes.

 

 

 

Bacchus Business Club Bordeaux au Château Grand Puy Ducasse

Bacchus Business Club Bordeaux au Château Grand Puy Ducasse

Bacchus Business Club Bordeaux au Château Grand Puy Ducasse

 

Comment être français, rentable et innovant face à Amazon ou Temu ?

Réponse du PDG de Cdiscount, Thomas Métivier

À la tête du 1er acteur français du e-commerce, fort de 3 milliards d’€ de volume d’affaires, 20 millions de produits et 2 000 collaborateurs, il est venu partager avec sincérité ses défis

« Être français n’excuse pas d’être mauvais. Il faut être bon sur le produit, le prix et la distribution. »

Face à Amazon et aux plateformes chinoises, Cdiscount mène une bataille quotidienne sur le pouvoir d’achat pour tenir sa promesse historique.

Mais surtout, Thomas Métivier a évoqué la grande transformation de l’entreprise.
Longtemps pilotée par les KPIs et les processus, Cdiscount évolue vers un modèle responsabilisant de Lean Management, où les équipes sont encouragées à identifier et résoudre elles-mêmes les problèmes car « Le terrain ne ment pas. »

Pour Thomas Métivier, l’enjeu de l’IA est évidemment prépondérant :
« L’IA doit redonner aux collaborateurs la maîtrise de leurs outils de travail. » Automatisation du développement informatique, agents conversationnels, amélioration de l’expérience client : l’IA est un levier stratégique

Enfin, comment ne pas évoquer la concurrence internationale ?
Face à des pratiques de dumping aggressif, la demande de Cdiscount est une application stricte et rapide des réglementations européennes existantes, pour tous.

Et à la fin, quel résultat ? Une entreprise en pleine transformation, portée le groupe Casino et une ligne de mire claire : atteindre l’équilibre opérationnel en 2025.

“Pour gagner la bataille, il faut être bon sur tous les fronts à la fois”, voilà bien ce qu’on souhaite à ce fleuron français.

Pour cette dernière soirée bordelaise du semestre, nous étions accueillis au Château Grand-Puy Ducasse à Pauillac, où Anne LE NAOUR, Directrice exécutive de CA Grands Crus Vignobles & Services et Directrice générale du Château nous a ouvert les portes.

Elle est revenue sur l’ambitieux projet « Renaissance », qui a permis en 2024 de révéler la singularité de ce terroir unique de Pauillac, grâce à une rénovation de grande ampleur pensée notamment par BPM Architectes et ATELIER MAZIERES ARCHITECTES ASSOCIES.

« Notre objectif est de révéler la combinaison du sol, du ciel et de l’homme. »

Grâce à un nouvel outil de vinification permettant de travailler chaque parcelle individuellement, le château poursuit un travail de précision remarquable pour exprimer la diversité de ses 40 hectares de vignes.

Plus encore ? Une volonté affirmée d’ouverture, avec des expériences sur-mesure pour les entreprises et les groupes.

Dans les verres, la dégustation à l’aveugle s’est articulée autour de Château Meyney et de Château Grand-Puy Ducasse, pour un voyage entre deux grandes signatures du Médoc.

 

 

 

Bacchus Business Club Bordeaux à Ceva Santé Animale

Bacchus Business Club Bordeaux à Ceva Santé Animale

Bacchus Business Club Bordeaux à Ceva Santé Animale

 

Actionnariat familial, actionnariat salarié, LBO : 3 modèles de gouvernance mais qui décide vraiment ?

MARC PRIKAZSKY, Président Exécutif de CEVA SANTE ANIMALE a présenté sa vision d’un entrepreneur ayant transformé une filiale délaissée de Sanofi en leader mondial de la santé animale pesant 9 milliards d’€.

La raison d’être de CEVA : innover sur l’un des enjeux majeurs de ce siècle entre santé animale et santé humaine, étant intimement liés.

C’est dans son nouveau siège social, pensé comme un nid architectural que Bacchus Business Club Bordeaux a tenu sa soirée Hors les murs, en partenariat avec le CLUB DES ETI DE NOUVELLE-AQUITAINE.

Autour d’une table ronde, 3 modèles de gouvernance ont été confrontés.

Une même question : comment répartir le pouvoir dans une entreprise ?

Autour de l’ADN familial, Jean-Baptiste Micouleau, PDG du Groupe ARAMISDAL’ALU, a défendu une clarté indispensable : « L’ambiguïté familiale bloque l’exécutif. » Avec 60 % du capital en main et une gouvernance entre conseil de surveillance et directoire, il décrit une entreprise où les actionnaires eux-mêmes ne sont que de passage. Même si “Le pouvoir se prend et ne se donne pas” comme il aime le préciser.

Sur un modèle participatif, Nicolas Fillon, PDG de DE SANGOSSE, a exposé un actionnariat salarié né en 1989, où 500 collaborateurs détiennent aujourd’hui 60 % du capital. Avec ce très bon antidote au turn-over, la règle est claire : tout actionnaire qui quitte l’entreprise doit vendre ses parts et ne jamais confondre son rôle d’actionnaire et de salarié. Il ne manque pas de préciser « L’actionnariat salarié n’est pas une fin en soi, mais l’outil au service du projet stratégique. »

Enfin, Marc Prikazsky a présenté le modèle CEVA : 6 LBO successifs et une architecture où les managers, avec 25 % du capital, contrôlent plus de 60 % des droits de vote. Mais il précise “Je n’ai jamais eu à forcer une décision, en échangeant avec pédagogie, on tombe sur la même conclusion”. Objectif en ligne de mire : 12 à 15 milliards de valorisation, avec un binôme de confiance avec SÉBASTIEN HURON, récemment nommé Directeur Général grâce à une relation de confiance de longue date.

Côté vin, nous avons voyagé avec les Vins de Castillon de Stephane Derenoncourt, Propriétaire du Domaine de l’A et thierry valette, Propriétaire de Clos Puy Arnaud : autour du franc-parler qui les caractérisent. Le premier, venu de rien dans le monde du vin, devenu l’un consultants en œnologie les plus influents au monde avant de se recentrer sur son Domaine. Thierry Valette, a témoigné de sa conversion à la biodynamie conférant aux vins une énergie, une fraîcheur et une résistance.

Grâce au travail de ces vignerons, l’appellation Castillon Côtes de Bordeaux a prouvé être un terroir qui a beaucoup à revéler, capable de rivaliser avec des grands noms.

 

 

 

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

 

Plus de 40 dirigeants d’entreprises familiales de Nouvelle-Aquitaine réunis à Bordeaux.

Un point commun : des responsabilités qui dépassent le cadre de l’entreprise.

Le premier rendez-vous du Relais des Entreprises Familiales a rassemblé autour d’un format pensé pour l’occasion :
des tables rondes en petit comité avec des échanges confidentiels pour permettre une parole libre entre pairs.

Table ronde 1 – ADN familial : héritage et culture d’entreprise
Avec Pauline Boucon Duval, Directrice générale du Groupe Duval
« On n’hérite pas d’une entreprise familiale, on la construit et on la réinvente de façon active. »
Clarifier les valeurs, poser une raison d’être, structurer une vision commune : autant de repères pour aligner actionnaires, dirigeants et collaborateurs. Car la légitimité se construit dans le temps, par l’action, l’humilité et la capacité à s’entourer parfois de plus fort que soi.

Table ronde 2 – Passé & futur : faire cohabiter tradition et renouveau
Avec Grégory Allard, Président de Filhet-Allard
« Faire évoluer l’entreprise, c’est parfois oser bousculer ce qui a toujours fonctionné. »
Trouver sa place dans une entreprise familiale suppose souvent de faire ses preuves davantage que les autres.
Faire évoluer l’entreprise, c’est aussi faire évoluer les regards : investir là où d’autres voient une dépense et structurer sans perdre l’ADN.

Table ronde 3 – Émotions et décisions : piloter avec discernement
Avec Joséphine Daniel, PDG du Groupe Daniel.
« Dans une entreprise familiale, l’émotion n’est jamais mise de côté lors de la prise de décision. »

Car chaque étape est marquée par l’histoire familiale. Deux apprentissages majeurs :
L’importance d’anticiper la transmission, souvent entre 5 à 10 ans.
Et mélanger efficacement actionnaires familiaux et dirigeants externes pour obtenir la force des deux positions : entre l’attachement des uns et le point de vue objectif nécessaire des autres.

Accueillis par Eliott Bernard, Directeur Général du Groupe Bernard au cœur de Millesima a délivré une parole en fil rouge sur l’ensemble des thématiques :

Comment renforcer l’engagement des actionnaires avec des rituels familiaux, l’apport nécessaire d’innovation porté par la nouvelle génération et la place d’un dirigeant externe dans un organigramme majoritairement familial.

Aussi, un constat partagé sur ce premier rendez-vous :

La complexité des entreprises familiales nécessite des espaces d’échange dédiés et l’intelligence collective permet d’éclairer ses décisions

Autant d’éléments présents dans le Baromètre de la transmission des entreprises familiales réalisé par EY et dont Johan Gaulin a présenté les éléments clés.

Un évènement organisé par Bacchus Business Club et en partenariat avec Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes

 

 

Petit Bateau et Château Olivier à Bordeaux

Petit Bateau et Château Olivier à Bordeaux

Petit Bateau et Château Olivier à Bordeaux

 

Connaissez-vous vraiment Petit Bateau ?

Le Club de Bordeaux a navigué entre plusieurs voix.

Alexandre Rubin, Directeur général de Petit Bateau
Arrivé en 2023 à la tête de cette maison fondée en 1893 et labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, il accepte un défi ambitieux dans un contexte sous tension.

Alors qu’est-ce que le redressement industriel français ?
« Soit on fait de la finance et on coupe dans les budgets. Soit on relance le commerce. C’est plus difficile, mais beaucoup plus pérenne. »

Chez Petit Bateau, le choix a été fait de préserver un savoir-faire rare, notamment à Troyes, où le tissage, la teinture et une partie de la confection sont encore réalisés.

Avec 250 millions d’€ de CA, une présence dans 65 pays et 2 500 collaborateurs, la marque démontre qu’un modèle industriel ancré localement peut exister à l’échelle internationale. Mais à condition d’accepter une complexité opérationnelle et humaine forte.
« Le métier de la confection est un métier de main-d’œuvre. Et aujourd’hui, peu de gens veulent le faire. »

Au global, il défend sa vision du commerce « Le commerce n’est pas mort. Il évolue. Aujourd’hui, c’est le retour des indépendants. »

Là où les grandes marques sont parfois en perte de vitesse, la proximité et l’authenticité sont des leviers stratégiques. Petit Bateau avec ses 140 boutiques en France et une forte dynamique digitale incarne cette hybridation nécessaire.

Enfin, Alexandre Rubin a également partagé les coulisses du processus de reprise de l’entreprise, avec plus de 200 candidats à l’acquisition. Désormais propriété d’un fonds d’investissement américain, souhaitons à cette marque iconique française toute la belle navigation qu’elle mérite.

Côté vin, Laurent Lebrun a su transmettre la singularité du Château Olivier, Grand Cru Classé de Graves.

Entre approche agronomique et vision profondément humaine du métier, il a rappelé « Il n’y a pas de grands vins sans les femmes et les hommes qui les font. »

Avec ses 236 hectares, ses 11 types de sols et une certification biologique, le domaine illustre une viticulture exigeante et inscrite dans le temps long. Ainsi, chaque décision vise à conjuguer qualité et rayonnement à l’image de son château récemment restauré.

Enfin, laurent hodebar a présenté un projet d’une grande envergure.
Bordeaux accueillera la Tall Ships Races du 7 au 11 juillet 2027, lors de Bordeaux Fête le Vin, décalée spécialement pour l’occasion.

Une 40aine de grands voiliers, civils et militaires, investiront le Port de la Lune, pour le plus vaste événement jamais organisé sur l’espace public bordelais au XXIe siècle.

+de 800 000 visiteurs attendus, des parades, des spectacles nocturnes, un village et 200 jeunes embarqués vers La Corogne dans une démarche inclusive. Un projet pensé comme un levier de rayonnement.