1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

 

Plus de 40 dirigeants d’entreprises familiales de Nouvelle-Aquitaine réunis à Bordeaux.

Un point commun : des responsabilités qui dépassent le cadre de l’entreprise.

Le premier rendez-vous du Relais des Entreprises Familiales a rassemblé autour d’un format pensé pour l’occasion :
des tables rondes en petit comité avec des échanges confidentiels pour permettre une parole libre entre pairs.

Table ronde 1 – ADN familial : héritage et culture d’entreprise
Avec Pauline Boucon Duval, Directrice générale du Groupe Duval
« On n’hérite pas d’une entreprise familiale, on la construit et on la réinvente de façon active. »
Clarifier les valeurs, poser une raison d’être, structurer une vision commune : autant de repères pour aligner actionnaires, dirigeants et collaborateurs. Car la légitimité se construit dans le temps, par l’action, l’humilité et la capacité à s’entourer parfois de plus fort que soi.

Table ronde 2 – Passé & futur : faire cohabiter tradition et renouveau
Avec Grégory Allard, Président de Filhet-Allard
« Faire évoluer l’entreprise, c’est parfois oser bousculer ce qui a toujours fonctionné. »
Trouver sa place dans une entreprise familiale suppose souvent de faire ses preuves davantage que les autres.
Faire évoluer l’entreprise, c’est aussi faire évoluer les regards : investir là où d’autres voient une dépense et structurer sans perdre l’ADN.

Table ronde 3 – Émotions et décisions : piloter avec discernement
Avec Joséphine Daniel, PDG du Groupe Daniel.
« Dans une entreprise familiale, l’émotion n’est jamais mise de côté lors de la prise de décision. »

Car chaque étape est marquée par l’histoire familiale. Deux apprentissages majeurs :
L’importance d’anticiper la transmission, souvent entre 5 à 10 ans.
Et mélanger efficacement actionnaires familiaux et dirigeants externes pour obtenir la force des deux positions : entre l’attachement des uns et le point de vue objectif nécessaire des autres.

Accueillis par Eliott Bernard, Directeur Général du Groupe Bernard au cœur de Millesima a délivré une parole en fil rouge sur l’ensemble des thématiques :

Comment renforcer l’engagement des actionnaires avec des rituels familiaux, l’apport nécessaire d’innovation porté par la nouvelle génération et la place d’un dirigeant externe dans un organigramme majoritairement familial.

Aussi, un constat partagé sur ce premier rendez-vous :

La complexité des entreprises familiales nécessite des espaces d’échange dédiés et l’intelligence collective permet d’éclairer ses décisions

Autant d’éléments présents dans le Baromètre de la transmission des entreprises familiales réalisé par EY et dont Johan Gaulin a présenté les éléments clés.

Un évènement organisé par Bacchus Business Club et en partenariat avec Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes

 

 

Petit Bateau et Château Olivier à Bordeaux

Petit Bateau et Château Olivier à Bordeaux

Petit Bateau et Château Olivier à Bordeaux

 

Connaissez-vous vraiment Petit Bateau ?

Le Club de Bordeaux a navigué entre plusieurs voix.

Alexandre Rubin, Directeur général de Petit Bateau
Arrivé en 2023 à la tête de cette maison fondée en 1893 et labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, il accepte un défi ambitieux dans un contexte sous tension.

Alors qu’est-ce que le redressement industriel français ?
« Soit on fait de la finance et on coupe dans les budgets. Soit on relance le commerce. C’est plus difficile, mais beaucoup plus pérenne. »

Chez Petit Bateau, le choix a été fait de préserver un savoir-faire rare, notamment à Troyes, où le tissage, la teinture et une partie de la confection sont encore réalisés.

Avec 250 millions d’€ de CA, une présence dans 65 pays et 2 500 collaborateurs, la marque démontre qu’un modèle industriel ancré localement peut exister à l’échelle internationale. Mais à condition d’accepter une complexité opérationnelle et humaine forte.
« Le métier de la confection est un métier de main-d’œuvre. Et aujourd’hui, peu de gens veulent le faire. »

Au global, il défend sa vision du commerce « Le commerce n’est pas mort. Il évolue. Aujourd’hui, c’est le retour des indépendants. »

Là où les grandes marques sont parfois en perte de vitesse, la proximité et l’authenticité sont des leviers stratégiques. Petit Bateau avec ses 140 boutiques en France et une forte dynamique digitale incarne cette hybridation nécessaire.

Enfin, Alexandre Rubin a également partagé les coulisses du processus de reprise de l’entreprise, avec plus de 200 candidats à l’acquisition. Désormais propriété d’un fonds d’investissement américain, souhaitons à cette marque iconique française toute la belle navigation qu’elle mérite.

Côté vin, Laurent Lebrun a su transmettre la singularité du Château Olivier, Grand Cru Classé de Graves.

Entre approche agronomique et vision profondément humaine du métier, il a rappelé « Il n’y a pas de grands vins sans les femmes et les hommes qui les font. »

Avec ses 236 hectares, ses 11 types de sols et une certification biologique, le domaine illustre une viticulture exigeante et inscrite dans le temps long. Ainsi, chaque décision vise à conjuguer qualité et rayonnement à l’image de son château récemment restauré.

Enfin, laurent hodebar a présenté un projet d’une grande envergure.
Bordeaux accueillera la Tall Ships Races du 7 au 11 juillet 2027, lors de Bordeaux Fête le Vin, décalée spécialement pour l’occasion.

Une 40aine de grands voiliers, civils et militaires, investiront le Port de la Lune, pour le plus vaste événement jamais organisé sur l’espace public bordelais au XXIe siècle.

+de 800 000 visiteurs attendus, des parades, des spectacles nocturnes, un village et 200 jeunes embarqués vers La Corogne dans une démarche inclusive. Un projet pensé comme un levier de rayonnement.

 

 

 

 

Matinale de l’Immobilier : Loi de finances et immobilier

Matinale de l’Immobilier : Loi de finances et immobilier

Loi de finances et immobilier : le dispositif Jeanbrun ne fait pas l’unanimité…

 

À l’heure de la mise en application de la nouvelle loi de finances 2026, la nouvelle édition des Matinales de l’Immobilier a tenu toutes ses promesses avec un plateau d’intervenants réunis autour d’une question : quelles leçons tirer de la nouvelle loi de finances 2026 ?

GIL DROUADAINE, Directeur de la Banque Privée de Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes
Denis Jacques, Président de l’UNPI 33-24
Anne-Claire Barrault, Avocat Directeur de CORNET VINCENT SÉGUREL
Maître Sébastien Artaud, Président de la Chambre des Notaires de la Gironde
Animé par Rodolphe Wartel, Directeur Général d’Une Villa et des Vignes

2025 a signé une année de reprise après une période sinistrée pour le marché immobilier.

Depuis, nous voilà dans une année de relance malgré une modification de la typologie de biens : les biens de nécessité poursuivent leur attractivité, particulièrement sur les biens entre 250 000 et 700 000€.

Et pour cause, le poids de l’immobilier est de plus en plus important dans les dépenses des ménages : 30% en moyenne contre 18% il y a 20 ans.
L’attentisme est bien présent sur un marché en faveur des acquéreurs : comment ne pas noter une nécessaire baisse des prix ? C’est désormais aux vendeurs de composer avec ce nouvel état des lieux.

Aussi, serions-nous mal élevés en jugeant les taux actuels trop hauts ? Probablement, au regard des moyennes des taux sur les 40 dernières années
Entre autofinancement, crédit amortissable ou crédit infine : les options impactent considérablement la rentabilité du projet.

Attendu de tous, le statut du bailleur privé – Dipositif Jeanbrun – est au cœur des attentions. Sa capacité à courir sur le long terme est nécessaire et pourtant jugée insuffisante. Avec ses 3 typologies de loyer et ses 6 taux d’amortissement, ce dispositif ne se révèle efficace que dans des cas spécifiques.

Son cadrage très restrictif : absence de sectorisation, non cumul avec Malraux ou Denormandie, proportion de travaux dans l’ancien nécessairement importante à hauteur de 30% de la valeur de l’investissement en font un outil d’investissement à manier avec prudence.

La réforme du pacte Dutreil, le durcissement du report d’imposition, la hausse de la CSG et la création d’une taxe sur les holdings de 20% sur les actifs non affectés à une activité opérationnelle sont autant de nouvelles mesures qui viennent changer le nouveau paysage de l’investissement immobilier.

Merci à ce plateau d’intervenants à la hauteur de l’enjeu : analyser cette nouvelle situation budgétaire.

Prochain rendez-vous le jeudi 19 mai, toujours à l’InterContinental Bordeaux – Le Grand Hotel : immobilier et enjeux énergétiques : comment bien investir ? Inscriptions par message

Evènement organisé par Bacchus Business Club, avec le soutien de notre grand partenaire la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou Charentes, et Une Villa et des Vignes, partenaire immobilier

 

 

 

Olivier Babeau et Jean-Antoine Nony à Bordeaux

Olivier Babeau et Jean-Antoine Nony à Bordeaux

Olivier Babeau et Jean-Antoine Nony à Bordeaux

 

 

« Nous vivons la révolution technologique la plus rapide et la plus puissante de toute l’histoire de l’humanité »

Bienvenue dans l’ère de l’IA

C’est ainsi qu’Olivier Babeau a ouvert la soirée du Bacchus Business Club de Bordeaux autour d’un thème présent dans toutes les têtes.

Économiste et essayiste, président de l’Institut Sapiens, Olivier Babeau est une voix influente du débat public notamment à l’image de sa chronique économique de la matinale d’Europe 1

La destruction créatrice proposée par l’IA n’est pas nouvelle dans sa forme : toute l’évolution est basée sur cette idée. Par contre, la nouveauté de la situation est dans la rapidité et la profondeur de ces changements.

Les plus impactés sont les plus jeunes, avec un système qui ne leur laisse plus de place dans le monde du travail et qui réduit les efforts d’apprentissages.

Car Olivier Babeau est clair, l’IA provoque un effet ciseau : le niveau de compétences baisse (alors même que vous êtes persuadés de les conserver) pendant que le besoin de compétences augmente exponentiellement.

Et le constat est sans appel : pour la première fois de notre histoire, nos capacités cognitives diminuent.

Ainsi, ce qui sera valorisé sera surtout les soft-skills : indépendance, curiosité, pro-activité, polyvalence…. Tout ce que la machine ne pourra jamais proposer.

« Ce sont des têtes bien faites que nous voulons, pas des têtes bien pleines. Des têtes pleines d’humanité et de curiosité. » En résumé : qui sait à quoi ressemblera le monde dans 10 ans ?

Avec l’avènement de cette société hédoniste : «Un monde difficile de par sa facilité » dit-il, de quoi creuser le sujet à travers son dernier ouvrage “Ne faites plus d’études ! Apprendre autrement à l’ère de l’IA”

Aller plus vite oui, mais toujours accompagné d’un bon nectar.

Dans les verres, Jean-Antoine NONY, associé gérant du Château Grand Mayne, Grand Cru Classé de Saint-Émilion, a partagé sa vision
3ème génération, à la tête de cette propriété de 17 hectares depuis 2012, il rappelle que « le raisin est le fruit d’un lieu ».

Un manoir inscrit aux Monuments Historiques avec une offre œnotouristique variée, une majorité de merlot complétée par un cabernet franc qu’il affectionne particulièrement pour sa résistance, et une approche différente de la vinification : aujourd’hui à Bordeaux, on travaille davantage en infusion qu’en extraction.

Et cela fonctionne : le millésime 2022 a surpris l’audience pour sa qualité de dégustation malgré sa jeunesse.

Entre révolution technologique et permanence du terroir, cette soirée a fait un pont entre d’où l’on vient et où l’on va.

 

 

 

 

 

Jean-Christophe Thiery et Denis Lurton au Bacchus Business Club de Bordeaux

Jean-Christophe Thiery et Denis Lurton au Bacchus Business Club de Bordeaux

Jean-Christophe Thiery et Denis Lurton au Bacchus Business Club de Bordeaux

 

 

Comment frôler la chute puis se réinventer durablement ? Un grand dirigeant des médias répond

À Bordeaux, Bacchus Business Club a eu l’honneur d’accueillir Jean-Christophe Thiery, Président du Conseil de surveillance de CANAL+ Group+, Président-Directeur Général de Louis Hachette Group et co-fondateur de l’Essentiel media

Un parcours à la croisée de l’administration préfectorale et des plus hautes fonctions de groupes médias et culturels majeurs.

Une décision principale chez Canal+ à un moment critique : sortir d’une dépendance excessive au football pour bâtir une plateforme capable de produire et même de distribuer les contenus des concurrents.

Résultat : un modèle redevenu robuste, 45 millions d’abonnés dans le monde, dont 8 en France et une capacité intacte à financer des programmes forts dans un univers ultra-concurrentiel dominé par les géants du digital.

Côté Louis Hachette Group, dont il a pris la direction en 2024, il a évoqué un marché du livre arrivé à maturité. La réponse du groupe : une diversification géographique notamment en Afrique et une excellence éditoriale reconnue.

A l’heure de l’IA, du livre d’occasion et des nouveaux usages culturels, Jean-Christophe Thiery affirme « L’IA transforme la création de contenus, mais seule une vision éditoriale forte permet de créer de la valeur durable. »
Ainsi, la qualité des équipes et la maîtrise des contenus restent la meilleure réponse à ces évolutions.

Jean-Christophe Thiery a également évoqué son investissement personnel dans l’Essentiel media, une newsletter d’actualité digitale gratuite, pensée pour offrir une information concise et accessible. Positionnée sur une ligne éditoriale optimiste, elle répond à un besoin croissant de lecture rapide.

Côté vin, DENIS LURTON, propriétaire du CHÂTEAU DESMIRAIL, Grand Cru Classé de Margaux nous a partagé toute son expérience

Juriste de formation, enraciné dans le Médoc, il dirige la propriété de 40 ha depuis 1992. Sa vision ? Une ligne claire : des vins d’accord avec un élevage maîtrisé. « Je n’ai pas cherché à faire des vins à la mode. Un grand vin, pour moi, doit accompagner un repas, traverser le temps et rester fidèle à ceux qui le font »

Vinificateur engagé, attaché à l’autonomie et déjà tourné vers la transmission familiale envers son frère, il a rappelé que la constance est capitale. Dans les verres, membres et invités ont eu la chance de déguster le généreux millésime 2005.

 

 

 

Le MEDEF Gironde, Voltéo et Joseph Mellot au Bacchus Business Club de Bordeaux

Le MEDEF Gironde, Voltéo et Joseph Mellot au Bacchus Business Club de Bordeaux

Le MEDEF Gironde, Voltéo et Joseph Mellot au Bacchus Business Club de Bordeaux

« Pour qu’un territoire se développe durablement, il faut 3 piliers : le logement, l’emploi et la mobilité. »

Cette conviction, signée Mathias SAURA, Président du MEDEF Gironde, a donné le ton d’une soirée dense du Bacchus Business Club Bordeaux, au Palais de la Bourse.

Dirigeant de GROUPE GEOSAT, entreprise innovante dans la cartographie et la modélisation 3D, Mathias Saura incarne une nouvelle génération de chefs d’entreprise : enracinés dans leur territoire et animés d’une vision où l’innovation doit d’abord servir la cohésion locale.

Sous sa présidence, le Medef Gironde s’affirme comme une force d’action et de cohésion au service des dirigeants. Sa mission ? Comprendre les besoins, défendre les intérêts, et créer les conditions d’un écosystème fertile pour l’entrepreneuriat.

Avec une approche pragmatique, il a évoqué les grands défis du moment : le pouvoir d’achat, la fiscalité, la compétitivité, mais aussi les relations entre le monde économique et le monde politique.
« Nous échangeons avec tous les parlementaires, quelles que soient leurs conviction, mais nos temporalités ne sont pas les mêmes.»

Mathias Saura a également rappelé la nécessité de maintenir les entreprises familiales et industrielles en France, en luttant contre la surimposition et en réinjectant de la valeur dans le salaire net des collaborateurs. Pour lui, l’enjeu est une question de cohésion nationale.
« Si nous ne redonnons pas de perspectives aux salariés, nous cesserons d’embarquer dans des projets communs. »

Son discours lucide a mis en lumière un Medef à l’écoute des questionnements, ancré dans le réel et avec l’ambition d’agir concrètement.

Aussi, l’invitée vin de cette édition, Catherine Corbeau-Mellot, Présidente du Domaine Joseph Mellot, a fait voyager les convives au cœur de la Loire.

Femme de conviction, propulsée à la tête du domaine en 2005, elle a partagé l’histoire d’une maison familiale historique de Sancerre. Elle a partagé sa fierté de voir la Loire s’imposer comme un territoire d’équilibre, où les petites exploitations demeurent familiales, raisonnées, fidèles à l’esprit du bon père de famille.
« Nos vins expriment la diversité de leurs sols. Un même cépage révèle la fraîcheur d’un côté ou la minéralité de l’autre. C’est notre signature. »

La soirée a également mis à l’honneur Karine Fabre, Directrice Générale de Voltéo, invitée Coup de cœur. En s’inspirant de la légende du colibri qui, face à l’incendie, « fait sa part » : elle a rappelé combien l’action et l’exemplarité sont les deux moteurs du leadership. Volteo s’engage dans le reconditionnement de batteries au lithium, alliant économie circulaire, innovation industrielle et réinsertion de prisonniers par le travail.

Cette soirée a rappelé que le progrès naît de ceux qui « font leur part » avec conviction et courage.