Ils sont deux à rejoindre la vice-présidence du Bacchus Business Club de Marseille.
Caroline CHEVALLIER, dirigeante de CAUMONT CENTRE D’ART au sein du groupe Culturespaces, apporte une expertise en direction de sites culturels et en pilotage d’événements internationaux. Sa vision et son sens du collectif renforcent notre ambition de créer des rencontres et échanges d’exception pour nos membres.
Michael Bourguignon rejoint également le Bureau en tant que vice-président. Aujourd’hui Directeur Général Délégué La Provence – Corse-Matin et fort de son parcours dans le numérique et le développement des revenus au sein de grands groupes médias, il contribue à amplifier la portée du Club.
Olivier Sumeire et Guillaume Deglise à Marseille lors de la dernière soirée de l’année
« Le vin ne paie pas quand on ne maîtrise pas sa distribution. » C’est ainsi qu’Olivier Sumeirea donné le ton lors de la dernière soirée de l’année du Bacchus Business Club à Marseille, auSofitel Marseille Vieux Port. Il a quitté, le temps d’une soirée, son rôle de vice-Président du club Marseillais pour raconter son parcours et sa vision. Olivier Sumeire se forme au droit. Très tôt, une désillusion : « J’ai compris que même les amis de mon père n’achetaient pas son vin au bon prix. Là, je me suis dit : le problème n’est pas le vin, c’est le commerce. » Une prise de conscience, suivie d’une idée : quitter le vin pour créer une pizzeria ou une chaîne de supermarchés pour comprendre la grande distribution de l’intérieur. Le détour sera formateur, mais le vin le rattrape. Stages au Château Ausone, immersion dans la Napa Valley, projet pionnier d’exportation de vins sans alcool vers les pays musulmans. La rencontre avec sa femmeAnnabelle Rodet Sumeiresera un accélérateur. « Quand on s’est mariés, on n’exportait pas une bouteille aux États-Unis. Aujourd’hui, c’est 50 % de notre marché. » Résultat : la Provence passe de 300 000 bouteilles exportées à près de 25 millions sur le marché américain. De cette approche naît un groupe devenu un acteur majeur. La Route des Vins s’impose comme premier caviste régional et Olivier Sumeire peut aujourd’hui affirmer : « Je suis le n°2 de la distribution de vins en France. » Ensuite,Guillaume Deglise, Directeur Général de la MaisonChampagne Henriota commenté avec passion ce diner tout champagne, en l’honneur de notre grand partenaire. Le diagnostic est là :« On traverse une période économique difficile. Les taxes américaines nous impactent fortement et le contexte politique français n’aide pas. » Pour autant, la ligne de conduite est claire : passer du temps avec ses clients, faire déguster, faire connaître ce savoir-faire avec détermination. Chez Henriot, la vision repose sur une exigence constante. « J’aime la Champagne, évidemment, mais j’aime avant tout le Champagne. » Un champagne issu d’un vignoble en propre de 37 hectares, exclusivement en grands et premiers crus, majoritairement en chardonnay. « Ce n’est pas une histoire de couleur, c’est une histoire d’aromatique. Notre objectif, c’est de faire plaisir au consommateurs. » La feuille de route est assumée : conquérir de nouveaux marchés, améliorer sans cesse les vins et poursuivre le développement international, sans jamais céder sur la qualité. « C’est difficile, oui. Mais nous, on ne fait que de la qualité. » Une soirée de clôture à Marseille autour de dirigeants qui parlent avec conviction.
De la Napa Valley à la Vallée du Rhône, de Margaux à Sancerre, les vignerons que nous avons le privilège d’accueillir incarnent l’excellence de leur terroir.
Au second semestre, les dégustations s’annoncent exceptionnelles : chaque rencontre est une invitation à voyager
Parmi les vignerons et vigneronnes qui nous présenterons leur vins, nous aurons l’honneur de découvrir :
Vous souhaitez découvrir ces vins et voyager avec nous ? Informations & inscription auprès d’Hadrien Robert hrobert@bacchusbusinessclub.com 07 88 39 45 13
Le Bacchus Business Club de Marseille aux Roches Blanches
Rafael Nadal jouait en Babolat à 10 ans, sans savoir le nom de la marque.
Aujourd’hui, il en est l’icône mondiale.
Les membres marseillais ont été accueillis dans un cadre exceptionnel : l’Hôtel Les Roches Blanches Cassis. Une bâtisse des années 1920 face au Cap Canaille, ce massif souverain de 394 mètres qui se hisse parmi les falaises maritimes les plus hautes d’Europe.
Ce décor a servi d’écrin à une conversation croisée entre 2 héritiers de maisons centenaires : Eric Babolat, PDG de la marque éponyme et Jonathan Sack, vigneron du Clos Sainte Magdeleine.
À 28 ans, Éric Babolat reprend la tête de l’entreprise familiale après le décès brutal de son père. Il commence sur les courts, cordant lui-même les équipements des joueurs lors des tournois. “C’était comme une torche olympique tombée au sol. J’ai juste eu le réflexe de la ramasser.” Fidèle à l’héritage de 5 générations d’une maison née de la fabrication de cordages en boyau naturel, il en structure sa croissance avec vision. En 25 ans Babolat devient leader mondial de l’équipement de tennis, avec 1,5 million de raquettes vendues chaque année dans 158 pays, un réseau de 20 000 clubs partenaires et magasins grâce à la force de 450 collaborateurs engagés. Avant-gardiste, la marque s’impose aussi dans le padel et le badminton, développe la chaussure en collaboration avec Michelin et pousse la personnalisation jusqu’à l’adaptation millimétrée des raquettes pour les champions. Résultat : de Carlos Moya à Rafael Nadal, les plus grands l’ont choisie. Nadal, à 10 ans, maniait déjà une raquette Babolat sans en connaître le nom. 30 ans plus tard, l’Espagnol est devenu l’icône d’une marque qui n’a cessé de conjuguer tradition industrielle et performance sportive. Désormais, Carlos Alcaraz écrit avec ferveur sa propre histoire avec la marque.
Jonathan Sack incarne une autre forme de continuité : celle d’un artisan vigneron enraciné dans l’histoire locale. Face aux Roches Blanches, ses coteaux produisent un vin artisanal et précis. Il est la 4eme génération à diriger le Clos Sainte Magdeleine, domaine emblématique accroché aux falaises de Cassis. Aujourd’hui, le domaine produit 100 000 bouteilles par an, toutes vinifiées sur place. “Nous faisons un métier traditionnel et artisanal, qui aura encore plus de valeur dans le monde qui vient.” Et c’est ce modèle qui lui permet de rester maître de sa distribution répartie de moitié entre la France et l’international.
Deux parcours et une même vision dans l’avenir des entreprises familiales. Voici comment se clôture ce premier semestre marseillais, merci pour votre présence et merci également à JEAN YVES BAETEMAN, président du club de Marseille et Olivier Sumeire et Georges MAREGIANO, vice-présidents pour leur implication.
Gilles Pélisson, Romain Tchenio et Jean-Mathieu Pagnerre : entre médias, vin et innovation
La définition parfaite d’un dirigeant de grand groupe était sur la scène de la cité phocéenne.
Gilles Pélisson, ancien président du Groupe TF1, a partagé son regard sur les défis d’un média leader en France : l’enjeu étant de préserver les médias d’information et non d’opinion. Aux commandes de TF1 pendant la pandémie de Covid, le journal était alors le lien indéfectible de la population, augmentant d’autant plus sa nécessité et sa visibilité. Avec ses mots, on creuse l’idée qu’internet et le digital se retrouve face au challenge de l’individualisation.
Fort d’un parcours à la tête de grands groupes comme COURTEPAILLE, Novotel Hotels, Disneyland Paris, Bouygues Telecom et Accor, il a aussi marqué l’univers philanthropique en co-fondant l’Institut Lyfe (Ex-Institut Paul Bocuse). De l’optimisation de la rentabilité de Novotel à la créativité de Disneyland, il a voyagé entre les Etats-Unis et la France pour capitaliser les avantages des deux cultures.
Son credo : avancer ensemble, se tromper ensemble, réussir ensemble. En parallèle de sa vie professionnelle, il a souligné l’importance de son épouse, Sylvie Pelisson, élément clé de sa réussite.
Notre invité vin, Romain Tchenio, propriétaire du CHÂTEAU BARBANAU, nous a fait découvrir l’excellence d’un vin biodynamique, reflet d’un terroir unique en appellation Côtes de Provence et Cassis. Issu d’une famille d’entrepreneurs, il a choisi en 2022 de se consacrer pleinement à sa passion pour le vin. Son engagement se forme dans la culture du meilleur raisin, respectant la nature, pour offrir un vin d’exception.
Enfin, Jean-Mathieu PAGNERRE, fondateur de Cave O Vin, a présenté son concept novateur de distributeurs automatiques de vin, où il est en partenariat avec Olivier Sumeire, vice président du Bacchus Business Club. Depuis sa création en 2018, son entreprise a déployé plus d’une centaine d’installations dans le quart sud-est de la France, en Rhône-Alpes et jusqu’en Suisse.
Avec tant d’échanges instructifs, merci à nos invités et membres d’avoir fait vivre cette soirée derrière les portes du Sofitel Marseille Vieux Port.
Marco Landi et Benoit Bateman à l’honneur pour le dernier dîner de l’année à Marseille
Quand l’avenir rencontre les racines : une soirée où l’innovation dialogue avec le terroir ! 🍷📱
Ce jeudi 12 décembre 2024, le Bacchus Business Club a réuni deux figures d’exception pour une rencontre inédite à Marseille, entre explorations visionnaires de la technologie et passions profondes pour la terre et ses traditions.
Marco LANDI, ancien président monde d’Apple et président de l’Institut EuropIA | Officiel, a partagé un parcours empreint d’audace et d’humour. De ses débuts comme pionnier du numérique en Italie à la fin des années 60 à son rôle clé dans la renaissance d’Apple, il a marqué les esprits. En 12 mois, il a transformé une perte de 300 millions en un profit de 100 millions, posant les bases de révolutions comme l’iPhone. Il nous a aussi fait rire en évoquant son passage en tant que président de la zone Asie chez Texas Instruments : « Mon père m’a demandé : ‘Mais Marco, qu’est-ce que tu as fait de mal pour qu’ils t’envoient au Japon ?’ ». Aujourd’hui, à travers l’Institut EuropIA qu’il a fondé, il initie des milliers d’étudiants à l’intelligence artificielle, fidèle à sa vision de l’innovation pour tous.
Côté vin, Benoît Bateman, entrepreneur et passionné du terroir, a rappelé l’importance des racines et du savoir-faire. Originaire du Nord, il a commencé son aventure avec Vitalis et ses 250 000 tonnes de pommes de terre produites chaque année. Mais c’est en Provence, avec sa femme, qu’il a repris le domaine familial – ne produisant à l’époque que des olives : « un mas du XVIIIe siècle où ils cultivent 8 hectares d’oliviers et 16 hectares de vignes » ajoutés suite à la succession. Ce mariage de tradition et d’innovation fait de Benoît un véritable ambassadeur de notre patrimoine.