Agnès Verdier Molinié, Arnaud Roux-Oulié et Laurent Hodebar au Bacchus Business Club Paris

Agnès Verdier Molinié, Arnaud Roux-Oulié et Laurent Hodebar au Bacchus Business Club Paris

Agnès Verdier Molinié, Arnaud Roux-Oulié et Laurent Hodebar au Bacchus Business Club Paris

 

« Sans données précises, le débat public reste biaisé. »

C’est autour de cette question que s’est articulée l’intervention d’Agnès Verdier-Molinié, lobbyiste libérale et essayiste médiatique française, lors de la dernière soirée du Bacchus Business Club à l’Hôtel Le Meurice – Paris.

« Le débat public est trop souvent construit sur des intuitions. Mon rôle est de le ramener aux faits. »

À travers son travail au sein de la Fondation IFRAP, mission de think tank de la société civile, inspirée des pays anglo-saxons, son approche repose sur une mécanique rigoureuse : ouvrir les données, comparer à l’échelle européenne pour rendre objectif chaque affirmation.

Les chiffres interpellent :

250 milliards d’€, c’est le niveau de dépense publique annuelle de la France par rapport à la moyenne de la zone euro.

150 milliards d’€, l’écart de fiscalité qui pèse sur les entreprises françaises comparé à leurs concurrentes européennes.

46 à 47 %, la part nette perçue par un salarié sur 100 € de coût employeur, contre environ 68 % en moyenne en Europe.

80 milliards d’€ de PIB perdu chaque année, lié à un déficit d’environ 7 milliards d’heures travaillées en France.

Les leviers évoqués ? travailler plus longtemps, rééquilibrer la dépense publique, redonner de l’attractivité au capital et aux entrepreneurs, et faciliter la transmission du capital.
Car selon Agnès Verdier-Molinié « On ne restaurera pas la souveraineté économique sans un choc de compétitivité. »

Les discussions se sont prolongées autour de sujets sensibles : retraites, dette, dépendance aux marchés internationaux, ou encore efficacité de la protection sociale. Avec une alerte claire : sans réforme, l’ajustement pourrait être gravement subi.

Côté vin, Arnaud Roux-Oulié, propriétaire du Château Carlmagnus, a brillé par sa vision novatrice.

Héritier d’un ancrage familial à Fronsac, il revendique un « bon sens paysan » comme boussole, en explorant de nouveaux territoires : plantation de Chardonnay hors AOC et développement de l’œnotourisme notamment.

Le vin dégusté ce soir-là : un Château Carlmagnus 2020 volontairement axé sur le fruit et la légèreté. « Aujourd’hui, on cherche des vins que l’on a plaisir à ouvrir, pas à attendre. »

Enfin, laurent hodebar a présenté un projet d’une grande envergure.
Bordeaux accueillera la Tall Ships Races du 7 au 11 juillet 2027.
Une 40aine de grands voiliers, civils et militaires, investiront le Port de la Lune, pour le plus vaste événement jamais organisé sur l’espace public bordelais au XXIe siècle.

+de 800 000 visiteurs attendus, des parades, des spectacles nocturnes, un village et 200 jeunes embarqués vers La Corogne dans une démarche inclusive. Parmi les nombreux temps forts sur ces 5 jours, comment ne pas citer Bordeaux Fête le Vin.

 

 

 

Mauboussin et Maison Jean Loron mis à l’honneur à Marseille

Mauboussin et Maison Jean Loron mis à l’honneur à Marseille

Maubousin et Maison Jean Loron mis à l’honneur à Marseille

 

Rien ne le prédestinait à diriger Mauboussin. Pourtant, Alain Némarq en a redéfini les codes

« Et si la joaillerie cessait d’être un symbole offert pour devenir une affirmation de soi ? »

Avec cette intuition presque visionnaire, Alain Nemarq, Président de Mauboussin s’est adressé aux membres du Bacchus Business Club Marseille.

Premier bachelier de sa famille, passé par Harvard, devenu professeur à HEC sans en être diplômé, Alain Némarq n’a pas suivi une trajectoire classique. « Même si nous sommes tous les héritiers de quelqu’un, je ne suis l’héritier de personne. »

Son parcours est celui d’un homme qui s’est « faufilé », selon ses propres mots, là où on ne l’attendait pas. Refusant les codes établis, avec un esprit volontairement décalé.

Mais c’est surtout sa lecture du marché de la joaillerie qui a marqué les esprits. Dès 2002, il anticipe une mutation : le bijou ne sera plus un objet statutaire offert, mais un objet identitaire choisi. A l’image d’une seconde peau.

« Notre métier, aujourd’hui est de décrisper une société. »
Dans un monde sous tension, il défend une vision presque philosophique de l’entreprise : créer du désir et de la joie.

L’auditoire de dirigeant a également été marqué par la sincérité de Philippe Spanghero, invité Leader de demain par KPMG.
Vous le connaissiez brillant joueur de rugby, après avoir créé son agence de marketing dans le sport, il finit finalement par rejoindre l’entreprise familiale après avoir toujours refusé. À travers son ouvrage « Au nom du clan », il interroge le poids de l’héritage et la quête d’identité : « Je voulais me retrouver autrement que par un nom. ».

Côté dégustation, Thierry Bellicaud a apporté son éclairage sur son parcours et celui des Domaines Loron & Domaines Auvigue – Beaujolais & Mâconnais – MAISON JEAN LORON depuis 1711. De Pernod Ricard au Beaujolais en passant par la Champagne, son retour aux sources illustre le fameux : savoir partir pour mieux revenir.

Les Domaines Loron et Auvigue sont solidement ancrés dans le Beaujolais et Mâconnais avec plus de 300 ans d’histoire. La préservation durable de ce patrimoine viticole dans ces 2 régions aux terroirs d’exception constitue leur raison d’être.
Ouvrir leurs portes, c’est la promesse de découvrir dans le Beaujolais un des 213 Géoparcs mondiaux classés par l’UNESCO et dans le Mâconnais, la Roche de Solutré, classée site remarquable. Aujourd’hui, plus que jamais leurs vins incarnent les nouveaux grands vins de terroir issus du Chardonnay et du Gamay Noir.
Et comment ne pas évoquer le Château Bellevue, demeure de caractère du XIXème siècle. De nombreuses offres oenotouristiques sont à découvrir sur place donc.

 

 

 

 

 

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

1ère Édition : Le Relais des Entreprises Familiales

 

Plus de 40 dirigeants d’entreprises familiales de Nouvelle-Aquitaine réunis à Bordeaux.

Un point commun : des responsabilités qui dépassent le cadre de l’entreprise.

Le premier rendez-vous du Relais des Entreprises Familiales a rassemblé autour d’un format pensé pour l’occasion :
des tables rondes en petit comité avec des échanges confidentiels pour permettre une parole libre entre pairs.

Table ronde 1 – ADN familial : héritage et culture d’entreprise
Avec Pauline Boucon Duval, Directrice générale du Groupe Duval
« On n’hérite pas d’une entreprise familiale, on la construit et on la réinvente de façon active. »
Clarifier les valeurs, poser une raison d’être, structurer une vision commune : autant de repères pour aligner actionnaires, dirigeants et collaborateurs. Car la légitimité se construit dans le temps, par l’action, l’humilité et la capacité à s’entourer parfois de plus fort que soi.

Table ronde 2 – Passé & futur : faire cohabiter tradition et renouveau
Avec Grégory Allard, Président de Filhet-Allard
« Faire évoluer l’entreprise, c’est parfois oser bousculer ce qui a toujours fonctionné. »
Trouver sa place dans une entreprise familiale suppose souvent de faire ses preuves davantage que les autres.
Faire évoluer l’entreprise, c’est aussi faire évoluer les regards : investir là où d’autres voient une dépense et structurer sans perdre l’ADN.

Table ronde 3 – Émotions et décisions : piloter avec discernement
Avec Joséphine Daniel, PDG du Groupe Daniel.
« Dans une entreprise familiale, l’émotion n’est jamais mise de côté lors de la prise de décision. »

Car chaque étape est marquée par l’histoire familiale. Deux apprentissages majeurs :
L’importance d’anticiper la transmission, souvent entre 5 à 10 ans.
Et mélanger efficacement actionnaires familiaux et dirigeants externes pour obtenir la force des deux positions : entre l’attachement des uns et le point de vue objectif nécessaire des autres.

Accueillis par Eliott Bernard, Directeur Général du Groupe Bernard au cœur de Millesima a délivré une parole en fil rouge sur l’ensemble des thématiques :

Comment renforcer l’engagement des actionnaires avec des rituels familiaux, l’apport nécessaire d’innovation porté par la nouvelle génération et la place d’un dirigeant externe dans un organigramme majoritairement familial.

Aussi, un constat partagé sur ce premier rendez-vous :

La complexité des entreprises familiales nécessite des espaces d’échange dédiés et l’intelligence collective permet d’éclairer ses décisions

Autant d’éléments présents dans le Baromètre de la transmission des entreprises familiales réalisé par EY et dont Johan Gaulin a présenté les éléments clés.

Un évènement organisé par Bacchus Business Club et en partenariat avec Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes

 

 

Bacchus Business Club Lyon : Gaëtan de Sainte Marie et Nicolas Cottier à l’honneur

Bacchus Business Club Lyon : Gaëtan de Sainte Marie et Nicolas Cottier à l’honneur

Bacchus Business Club Lyon : Gaëtan de Sainte Marie et Nicolas Cottier à l’honneur

 

La véritable force des PME ? Leur capacité à s’unir vous répondrait il.

Au Sofitel Lyon Bellecour, Bacchus Business Club a eu le privilège d’accueillir Gaëtan de Sainte Marie, Président fondateur de QANTIS.co et Secrétaire de la CPME nationale. Un dirigeant qui incarne et défend profondément les PME.

Il crée sa première entreprise en Australie avant de faire un choix : revenir en France. « Je suis lyonnais et jurassien. Mes racines comptent. » Une décision qui marque le début d’un engagement fort au service du tissu entrepreneurial français.

QANTIS, accompagne les PME grâce à un groupement d’achat pour bénéficier de prix préférentiels.

Rassemblés autour d’une logique de coopération « Les grandes entreprises font des choses extraordinaires, mais les PME en sont tout autant capables. » Son modèle repose sur une grande idée : mutualiser pour renforcer.

Une entreprise de 70 collaborateurs : mais sans acheteurs. Les adhérents sont de secteurs variés : BTP, santé, énergie, intérim… Aujourd’hui, le modèle fait ses preuves : 35 000 entreprises adhérentes, 200 fournisseurs, 8 millions d’€ de chiffre d’affaires.

Achats de véhicules, intérim, téléphonie, matériel, outillage… tous les leviers sont activés. Sans le savoir, il développe une vision proche de l’économie collaborative avant même la démocratisation du concept. Il la formalise dans son ouvrage “Ensemble, on va plus loin”.

Son implication au sein du Centre des Jeunes Dirigeants pendant 14 ans, puis à la CPME, traduit cette volonté d’apprendre et de transmettre. « Je veux remettre sur le devant de la scène l’importance des PME. Elles représentent +90 % de notre économie. »

Gaëtan de Sainte Marie assume également ses revers. Deux élections perdues, des projets internationaux stoppés mais une capacité à rebondir. « En France, on ne parle pas assez des échecs. Pourtant, ils sont indispensables. » Une vision guidée par cette citation de Pierre Bellon : « La somme de nos réussites est légèrement supérieure à la somme de nos échecs. »

La vision de Gaëtan de Sainte Marie s’est aussi révélée dans les verres avec son Domaine Sainte-Marie, dans le Jura

Nicolas COTTIER, associé, œnologue et co-dirigeant nous a partagé cette aventure entrepreneuriale héritée de son grand-père.
Sur 19 hectares, il développe des vins à forte identité structurés autour du savagnin, du trousseau et des profils oxydatifs, typiques des vins du Jura.

Sa signature repose notamment sur des assemblages subtils pour rendre accessibles des vins souvent perçus comme exigeants. « Ce que certains considèrent comme un défaut, nous en avons fait une force. » Une philosophie qui donne naissance à des vins singuliers, capables de traverser les décennies.

 

 

 

 

 

 

Petit Bateau et Château Olivier à Bordeaux

Petit Bateau et Château Olivier à Bordeaux

Petit Bateau et Château Olivier à Bordeaux

 

Connaissez-vous vraiment Petit Bateau ?

Le Club de Bordeaux a navigué entre plusieurs voix.

Alexandre Rubin, Directeur général de Petit Bateau
Arrivé en 2023 à la tête de cette maison fondée en 1893 et labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, il accepte un défi ambitieux dans un contexte sous tension.

Alors qu’est-ce que le redressement industriel français ?
« Soit on fait de la finance et on coupe dans les budgets. Soit on relance le commerce. C’est plus difficile, mais beaucoup plus pérenne. »

Chez Petit Bateau, le choix a été fait de préserver un savoir-faire rare, notamment à Troyes, où le tissage, la teinture et une partie de la confection sont encore réalisés.

Avec 250 millions d’€ de CA, une présence dans 65 pays et 2 500 collaborateurs, la marque démontre qu’un modèle industriel ancré localement peut exister à l’échelle internationale. Mais à condition d’accepter une complexité opérationnelle et humaine forte.
« Le métier de la confection est un métier de main-d’œuvre. Et aujourd’hui, peu de gens veulent le faire. »

Au global, il défend sa vision du commerce « Le commerce n’est pas mort. Il évolue. Aujourd’hui, c’est le retour des indépendants. »

Là où les grandes marques sont parfois en perte de vitesse, la proximité et l’authenticité sont des leviers stratégiques. Petit Bateau avec ses 140 boutiques en France et une forte dynamique digitale incarne cette hybridation nécessaire.

Enfin, Alexandre Rubin a également partagé les coulisses du processus de reprise de l’entreprise, avec plus de 200 candidats à l’acquisition. Désormais propriété d’un fonds d’investissement américain, souhaitons à cette marque iconique française toute la belle navigation qu’elle mérite.

Côté vin, Laurent Lebrun a su transmettre la singularité du Château Olivier, Grand Cru Classé de Graves.

Entre approche agronomique et vision profondément humaine du métier, il a rappelé « Il n’y a pas de grands vins sans les femmes et les hommes qui les font. »

Avec ses 236 hectares, ses 11 types de sols et une certification biologique, le domaine illustre une viticulture exigeante et inscrite dans le temps long. Ainsi, chaque décision vise à conjuguer qualité et rayonnement à l’image de son château récemment restauré.

Enfin, laurent hodebar a présenté un projet d’une grande envergure.
Bordeaux accueillera la Tall Ships Races du 7 au 11 juillet 2027, lors de Bordeaux Fête le Vin, décalée spécialement pour l’occasion.

Une 40aine de grands voiliers, civils et militaires, investiront le Port de la Lune, pour le plus vaste événement jamais organisé sur l’espace public bordelais au XXIe siècle.

+de 800 000 visiteurs attendus, des parades, des spectacles nocturnes, un village et 200 jeunes embarqués vers La Corogne dans une démarche inclusive. Un projet pensé comme un levier de rayonnement.

 

 

 

 

Anthony Attia, Pierre Brossollet et Philippe Blanc au Bacchus Business Club Paris

Anthony Attia, Pierre Brossollet et Philippe Blanc au Bacchus Business Club Paris

Anthony Attia, Pierre Brossollet et Philippe Blanc au Bacchus Business Club Paris

 

Peut-on parler de souveraineté européenne sans maîtriser ses marchés financiers ?

Anthony Attia, membre du comité exécutif d’Euronext nous a plongé au cœur des enjeux stratégiques des marchés européens, à l’occasion de la soirée du Bacchus Business Club à l’Hôtel Le Meurice

Il a rappelé qu’Euronext, au-delà d’une place de marché, est une infrastructure qui opère désormais 8 bourses, concentrant aujourd’hui 25% des négociations d’actions en Europe et surpassant la Bourse de Londres en termes de liquidité.

Grâce à cela, la mission est claire : bâtir une véritable souveraineté financière européenne.

Une ambition qui impose une exigence constante et c’est pour cela qu’Euronext est elle-même cotée. De quoi connaître la fluctuation des marchés en y étant confrontée.

« Nous promettons peu, mais nous délivrons beaucoup. » : voilà la règle pour garder crédibilité et longévité.

Le message d’Anthony Attia pour les dirigeants présents lorsqu’il évoque les conditions d’une introduction en bourse :
« Tout le monde n’est pas destiné à aller en bourse. Mais lorsque vous y allez, vous devez être prêt collectivement à en assumer les exigences. »

Mais une fois la cloche sonnée « PDG, ne restez pas les yeux rivés sur l’évolution de votre cours les premiers temps, ce qui compte c’est une equity story à la hauteur de votre ambition. »

Blockchain, tokenisation, évolution des usages à l’image d’un PolyMarket interdit et pourtant très regardé… Les mutations sont déjà en cours.

Dans ce contexte, Euronext a su se positionner comme un acteur agile et ambitieux, au service des entreprises européennes.

Qui mieux qu’une entreprise cotée sur Euronext pour nous partager son moteur et ses ambitions ? L’intervention de Pierre Brossollet, fondateur et PDG d’ARVERNE, invité d’honneur a bousculé ce que l’auditoire pensait savoir sur la souveraineté énergétique à travers son modèle centré sur la géothermie.

« Nous avons sous nos pieds une énergie souveraine, disponible et décarbonée. Encore faut-il décider de l’exploiter. »

Et ça marche : pour du chaud ou du froid, de grandes institutions ont déjà passé le cap à l’image de l’aéroport de Roissy ou de Safran.

Enfin, Philippe Blanc, Directeur du CHATEAU BEYCHEVELLE, nous a fait voyager à travers l’emblématique “Petit Versailles du Médoc” avec une dégustation exceptionnelle de 2 millésimes emblématiques : 2016 et 2006.

À la tête de ce Grand Cru Classé 1855 à l’aura incontestée, il incarne une approche sur le temps long avec la vinification de son 32eme millésime.
Château Beychevelle poursuit une trajectoire solide « Le sous-sol et les hommes font tout », a-t-il insisté.

Le fil conducteur de la soirée : construire dans le temps long tout en restant tourné vers l’avenir.