Matinale de l’Immobilier : Loi de finances et immobilier

Matinale de l’Immobilier : Loi de finances et immobilier

Loi de finances et immobilier : le dispositif Jeanbrun ne fait pas l’unanimité…

 

À l’heure de la mise en application de la nouvelle loi de finances 2026, la nouvelle édition des Matinales de l’Immobilier a tenu toutes ses promesses avec un plateau d’intervenants réunis autour d’une question : quelles leçons tirer de la nouvelle loi de finances 2026 ?

GIL DROUADAINE, Directeur de la Banque Privée de Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes
Denis Jacques, Président de l’UNPI 33-24
Anne-Claire Barrault, Avocat Directeur de CORNET VINCENT SÉGUREL
Maître Sébastien Artaud, Président de la Chambre des Notaires de la Gironde
Animé par Rodolphe Wartel, Directeur Général d’Une Villa et des Vignes

2025 a signé une année de reprise après une période sinistrée pour le marché immobilier.

Depuis, nous voilà dans une année de relance malgré une modification de la typologie de biens : les biens de nécessité poursuivent leur attractivité, particulièrement sur les biens entre 250 000 et 700 000€.

Et pour cause, le poids de l’immobilier est de plus en plus important dans les dépenses des ménages : 30% en moyenne contre 18% il y a 20 ans.
L’attentisme est bien présent sur un marché en faveur des acquéreurs : comment ne pas noter une nécessaire baisse des prix ? C’est désormais aux vendeurs de composer avec ce nouvel état des lieux.

Aussi, serions-nous mal élevés en jugeant les taux actuels trop hauts ? Probablement, au regard des moyennes des taux sur les 40 dernières années
Entre autofinancement, crédit amortissable ou crédit infine : les options impactent considérablement la rentabilité du projet.

Attendu de tous, le statut du bailleur privé – Dipositif Jeanbrun – est au cœur des attentions. Sa capacité à courir sur le long terme est nécessaire et pourtant jugée insuffisante. Avec ses 3 typologies de loyer et ses 6 taux d’amortissement, ce dispositif ne se révèle efficace que dans des cas spécifiques.

Son cadrage très restrictif : absence de sectorisation, non cumul avec Malraux ou Denormandie, proportion de travaux dans l’ancien nécessairement importante à hauteur de 30% de la valeur de l’investissement en font un outil d’investissement à manier avec prudence.

La réforme du pacte Dutreil, le durcissement du report d’imposition, la hausse de la CSG et la création d’une taxe sur les holdings de 20% sur les actifs non affectés à une activité opérationnelle sont autant de nouvelles mesures qui viennent changer le nouveau paysage de l’investissement immobilier.

Merci à ce plateau d’intervenants à la hauteur de l’enjeu : analyser cette nouvelle situation budgétaire.

Prochain rendez-vous le jeudi 19 mai, toujours à l’InterContinental Bordeaux – Le Grand Hotel : immobilier et enjeux énergétiques : comment bien investir ? Inscriptions par message

Evènement organisé par Bacchus Business Club, avec le soutien de notre grand partenaire la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou Charentes, et Une Villa et des Vignes, partenaire immobilier

 

 

 

Bacchus Business Club Lyon : Stanislas de Quercize, Roland Donzelle, Pierre Marie Micheli et Serge Dessay mis à l’honneur

Bacchus Business Club Lyon : Stanislas de Quercize, Roland Donzelle, Pierre Marie Micheli et Serge Dessay mis à l’honneur

 

 

Bacchus Business Club Lyon : Stanislas de Quercize, Roland Donzelle, Pierre Marie Micheli et Serge Dessay mis à l’honneur

 

« Sky is the limit. »

Stanislas de Quercize a prononcé ces mots dans une réflexion globale sur l’ambition humaine.

Après avoir été PDG de Cartier et dirigeant du groupe Richemont, l’auteur du livre “Emparadiser la vie” a livré aux membres une vision différente au Sofitel Lyon Bellecour.

Au fil de son parcours à la tête des plus grandes maisons, il a appris que l’excellence se construit avec les bonnes questions.

Le what : que faisons-nous réellement ?
Le how : comment le faisons-nous ?
Le where : où voulons-nous aller ?

Dans l’univers du luxe, où la désirabilité est capitale, la différence se fait dans la capacité à repousser les frontières intellectuelles et créatives.

Pour Stanislas de Quercize, il n’y a pas de limite : à condition de continuer à apprendre sans fin

La soirée s’est poursuivie autour d’un vin chargé d’histoire et de résilience.

Médecin de formation devenu entrepreneur presque par accident, serge dessay dirige aujourd’hui le Château Gautoul en AOC Cahors. Après 6 ans en fauteuil roulant, il a choisi de prouver que rien n’est jamais définitivement écrit.
Son engagement dépasse largement le vin : aider celles et ceux que la vie a frappés à retrouver une place dans le monde du travail.

Dans le verre, son Malbec rappelle aussi que Cahors possède encore un formidable potentiel de renaissance

La dimension humaine de la soirée s’est enfin incarnée à travers l’engagement de l’Association de Chiens Guides d’Aveugles de Lyon et du Centre-Est, représentée par Roland Donzelle et Pierre-Marie MICHELI. Depuis plus de 40 ans, cette organisation forme chaque année des chiens qui redonnent autonomie et liberté à des personnes malvoyantes. Un engagement précieux, alors même que la demande dépasse largement les capacités actuelles.

 

 

 

 

Olivier Babeau et Jean-Antoine Nony à Bordeaux

Olivier Babeau et Jean-Antoine Nony à Bordeaux

Olivier Babeau et Jean-Antoine Nony à Bordeaux

 

 

« Nous vivons la révolution technologique la plus rapide et la plus puissante de toute l’histoire de l’humanité »

Bienvenue dans l’ère de l’IA

C’est ainsi qu’Olivier Babeau a ouvert la soirée du Bacchus Business Club de Bordeaux autour d’un thème présent dans toutes les têtes.

Économiste et essayiste, président de l’Institut Sapiens, Olivier Babeau est une voix influente du débat public notamment à l’image de sa chronique économique de la matinale d’Europe 1

La destruction créatrice proposée par l’IA n’est pas nouvelle dans sa forme : toute l’évolution est basée sur cette idée. Par contre, la nouveauté de la situation est dans la rapidité et la profondeur de ces changements.

Les plus impactés sont les plus jeunes, avec un système qui ne leur laisse plus de place dans le monde du travail et qui réduit les efforts d’apprentissages.

Car Olivier Babeau est clair, l’IA provoque un effet ciseau : le niveau de compétences baisse (alors même que vous êtes persuadés de les conserver) pendant que le besoin de compétences augmente exponentiellement.

Et le constat est sans appel : pour la première fois de notre histoire, nos capacités cognitives diminuent.

Ainsi, ce qui sera valorisé sera surtout les soft-skills : indépendance, curiosité, pro-activité, polyvalence…. Tout ce que la machine ne pourra jamais proposer.

« Ce sont des têtes bien faites que nous voulons, pas des têtes bien pleines. Des têtes pleines d’humanité et de curiosité. » En résumé : qui sait à quoi ressemblera le monde dans 10 ans ?

Avec l’avènement de cette société hédoniste : «Un monde difficile de par sa facilité » dit-il, de quoi creuser le sujet à travers son dernier ouvrage “Ne faites plus d’études ! Apprendre autrement à l’ère de l’IA”

Aller plus vite oui, mais toujours accompagné d’un bon nectar.

Dans les verres, Jean-Antoine NONY, associé gérant du Château Grand Mayne, Grand Cru Classé de Saint-Émilion, a partagé sa vision
3ème génération, à la tête de cette propriété de 17 hectares depuis 2012, il rappelle que « le raisin est le fruit d’un lieu ».

Un manoir inscrit aux Monuments Historiques avec une offre œnotouristique variée, une majorité de merlot complétée par un cabernet franc qu’il affectionne particulièrement pour sa résistance, et une approche différente de la vinification : aujourd’hui à Bordeaux, on travaille davantage en infusion qu’en extraction.

Et cela fonctionne : le millésime 2022 a surpris l’audience pour sa qualité de dégustation malgré sa jeunesse.

Entre révolution technologique et permanence du terroir, cette soirée a fait un pont entre d’où l’on vient et où l’on va.

 

 

 

 

 

Bacchus Business Club Marseille : Pietro Mazza, Valérie Fédèle et Serge Dessay mis à l’honneur

Bacchus Business Club Marseille : Pietro Mazza, Valérie Fédèle et Serge Dessay mis à l’honneur

Bacchus Business Club Marseille : Pietro Mazza, Valérie Fédèle et Serge Dessay mis à l’honneur

 

Connaissez-vous vraiment Lavazza ?

Au Sofitel Marseille Vieux Port, Bacchus Business Club a accueilli Pietro Mazzà, Chief Innovation, Sustainability & Institutional Relations Officer de Lavazza Group.

Originaire d’un petit village du sud de l’Italie, ingénieur de formation, il a construit son parcours à l’international dans l’automobile, entre la France, la Suisse et le Brésil. « Je voulais rencontrer, apprendre, voyager. L’automobile m’a formé un état d’esprit », confie-t-il.

Entré chez Lavazza en 2015, il participe aujourd’hui à la stratégie d’un groupe familial qui frôle les 4 milliards d’€ de chiffre d’affaires. L’histoire de la marque, née d’une famille paysanne du Piémont, résonne encore dans ses choix actuels : après avoir perdu sa récolte, Luigi Lavazza quitte sa terre pour la ville, se passionne pour le café et fonde son activité en 1920.

« Nous venons de traverser les 3 pires années de l’histoire en matière de prix des matières premières » Face à un marché sous tension, Lavazza maintient une exigence constante sur la qualité des assemblages. « Dans nos cafés, il y a 3 ou 4 origines différentes, mais elles doivent offrir la même qualité en tasse. » Le groupe pilote aujourd’hui une 20aine de projets dans 20 régions caféières à travers le monde, tout en affirmant une ligne claire sur la durabilité. « Je ne veux pas vivre dans un monde qui détruit la nature pour le business », rappelait déjà la famille fondatrice.

Partenaire du Tournoi des Six Nations, Lavazza revendique également un attachement fort aux valeurs du rugby : engagement et collectif.

Tout aussi passionné de rugby, la soirée marseillaise a également mis à l’honneur serge dessay, propriétaire de Vignoble Château Gautoul à Cahors. Marciacais engagé, également impliqué dans le financement du festival JAZZ IN MARCIAC, il revendique une vision entrepreneuriale du vin : relever des défis, s’entourer de personnalités singulières et prouver que la différence est une force. « Plus le temps passe, plus je suis passionné », affirme-t-il.

Située sur les coteaux de Puy-l’Évêque, au cœur historique du Malbec et de l’AOC Cahors, cette chartreuse du XVIIᵉ siècle domine le Lot et abrite un vignoble de 19 hectares exposé plein sud. Le domaine sait produire des vins “aux caractères aussi trempés que leur terroir.”

Invitée coup de cœur de la soirée – Leader de demain par KPMG, Valérie FEDELE, directrice du Château de la Buzine, a partagé la renaissance de ce lieu culturel marseillais, aujourd’hui dédié au cinéma, aux expositions et aux spectacles, dans l’héritage de Marcel Pagnol.

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Christophe Thiery et Denis Lurton au Bacchus Business Club de Bordeaux

Jean-Christophe Thiery et Denis Lurton au Bacchus Business Club de Bordeaux

Jean-Christophe Thiery et Denis Lurton au Bacchus Business Club de Bordeaux

 

 

Comment frôler la chute puis se réinventer durablement ? Un grand dirigeant des médias répond

À Bordeaux, Bacchus Business Club a eu l’honneur d’accueillir Jean-Christophe Thiery, Président du Conseil de surveillance de CANAL+ Group+, Président-Directeur Général de Louis Hachette Group et co-fondateur de l’Essentiel media

Un parcours à la croisée de l’administration préfectorale et des plus hautes fonctions de groupes médias et culturels majeurs.

Une décision principale chez Canal+ à un moment critique : sortir d’une dépendance excessive au football pour bâtir une plateforme capable de produire et même de distribuer les contenus des concurrents.

Résultat : un modèle redevenu robuste, 45 millions d’abonnés dans le monde, dont 8 en France et une capacité intacte à financer des programmes forts dans un univers ultra-concurrentiel dominé par les géants du digital.

Côté Louis Hachette Group, dont il a pris la direction en 2024, il a évoqué un marché du livre arrivé à maturité. La réponse du groupe : une diversification géographique notamment en Afrique et une excellence éditoriale reconnue.

A l’heure de l’IA, du livre d’occasion et des nouveaux usages culturels, Jean-Christophe Thiery affirme « L’IA transforme la création de contenus, mais seule une vision éditoriale forte permet de créer de la valeur durable. »
Ainsi, la qualité des équipes et la maîtrise des contenus restent la meilleure réponse à ces évolutions.

Jean-Christophe Thiery a également évoqué son investissement personnel dans l’Essentiel media, une newsletter d’actualité digitale gratuite, pensée pour offrir une information concise et accessible. Positionnée sur une ligne éditoriale optimiste, elle répond à un besoin croissant de lecture rapide.

Côté vin, DENIS LURTON, propriétaire du CHÂTEAU DESMIRAIL, Grand Cru Classé de Margaux nous a partagé toute son expérience

Juriste de formation, enraciné dans le Médoc, il dirige la propriété de 40 ha depuis 1992. Sa vision ? Une ligne claire : des vins d’accord avec un élevage maîtrisé. « Je n’ai pas cherché à faire des vins à la mode. Un grand vin, pour moi, doit accompagner un repas, traverser le temps et rester fidèle à ceux qui le font »

Vinificateur engagé, attaché à l’autonomie et déjà tourné vers la transmission familiale envers son frère, il a rappelé que la constance est capitale. Dans les verres, membres et invités ont eu la chance de déguster le généreux millésime 2005.

 

 

 

Bacchus Business Club Lyon : SERFIM et Château de la Rivière à l’honneur

Bacchus Business Club Lyon : SERFIM et Château de la Rivière à l’honneur

Bacchus Business Club Lyon : SERFIM et Château de la Rivière à l’honneur

 

Etre une ETI familiale de 150 ans et devenir un acteur central des transitions environnementales ? C’est possible.

 

Au Sofitel Lyon Bellecour, Bacchus Business Club a eu le privilège d’accueillir Alexandra Mathiolon, Présidente-directrice générale de SERFIM

Lyonnaise d’origine, nourrie par l’innovation urbaine à Singapour, elle a construit un parcours exigeant chez McKinsey à Londres avant de revenir dans le groupe familial en 2018.

Depuis sa prise de fonction comme CEO en janvier 2023, Alexandra Mathiolon pilote une ETI indépendante de 3 000 collaborateurs, présente à travers près de 100 implantations, générant 660 millions d’euros de chiffre d’affaires. Rien que ça.

Une entreprise de terrain qui excelle dans son métier de dépollution des sols et des traitements des eaux.

A propos de la transmission familiale, elle confie volontiers :“ cela a été un mélange entre une responsabilité énorme, beaucoup de pression et de l’amour”
Sa feuille de route, CAP2030, est claire : accélérer la transition énergétique, préserver la ressource en eau et mettre la technologie au service de ces transitions.
Alexandra Mathiolon a mis en lumière un sujet souvent oublié : la sécurité et l’engagement des équipes. À travers des programmes internes ambitieux, SERFIM repense la formation, la prévention et la responsabilité collective.

Dans les verres, Sebastien Long, Directeur du Château de La Rivière – Grand Vin de Bordeaux – Fronsac, a offert un moment tout en précision et en fraîcheur.
Du rosé 2025 présenté en avant-première, au rouge gourmand à dominante merlot issus de plateaux calcaires : la palette de dégustation a été large.

Sébastien en a profité pour rappelé l’importance du terroir. Avec près de 20 000 visiteurs/an et des caves spectaculaires de 8 ha, le Château de La Rivière est aussi, un lieu d’expérience. Après avoir fait ses armes à l’international en Australie, il a pour le Château de La Rivière avec une démarche claire : faire des vins qui seront bons mais surtout qui seront bus, et non destinés à la spéculation.