Olivier Sumeire et Guillaume Deglise à Marseille lors de la dernière soirée de l’année

Olivier Sumeire et Guillaume Deglise à Marseille lors de la dernière soirée de l’année

Olivier Sumeire et Guillaume Deglise à Marseille lors de la dernière soirée de l’année

« Le vin ne paie pas quand on ne maîtrise pas sa distribution. »

C’est ainsi qu’Olivier Sumeire a donné le ton lors de la dernière soirée de l’année du Bacchus Business Club à Marseille, au Sofitel Marseille Vieux Port.

Il a quitté, le temps d’une soirée, son rôle de vice-Président du club Marseillais pour raconter son parcours et sa vision.

Olivier Sumeire se forme au droit. Très tôt, une désillusion : « J’ai compris que même les amis de mon père n’achetaient pas son vin au bon prix. Là, je me suis dit : le problème n’est pas le vin, c’est le commerce. » Une prise de conscience, suivie d’une idée : quitter le vin pour créer une pizzeria ou une chaîne de supermarchés pour comprendre la grande distribution de l’intérieur.

Le détour sera formateur, mais le vin le rattrape. Stages au Château Ausone, immersion dans la Napa Valley, projet pionnier d’exportation de vins sans alcool vers les pays musulmans. La rencontre avec sa femme Annabelle Rodet Sumeire sera un accélérateur. « Quand on s’est mariés, on n’exportait pas une bouteille aux États-Unis. Aujourd’hui, c’est 50 % de notre marché. » Résultat : la Provence passe de 300 000 bouteilles exportées à près de 25 millions sur le marché américain.

De cette approche naît un groupe devenu un acteur majeur. La Route des Vins s’impose comme premier caviste régional et Olivier Sumeire peut aujourd’hui affirmer : « Je suis le n°2 de la distribution de vins en France. »


Ensuite, Guillaume Deglise, Directeur Général de la Maison Champagne Henriot a commenté avec passion ce diner tout champagne, en l’honneur de notre grand partenaire.

Le diagnostic est là :« On traverse une période économique difficile. Les taxes américaines nous impactent fortement et le contexte politique français n’aide pas. » Pour autant, la ligne de conduite est claire : passer du temps avec ses clients, faire déguster, faire connaître ce savoir-faire avec détermination.

Chez Henriot, la vision repose sur une exigence constante. « J’aime la Champagne, évidemment, mais j’aime avant tout le Champagne. » Un champagne issu d’un vignoble en propre de 37 hectares, exclusivement en grands et premiers crus, majoritairement en chardonnay. « Ce n’est pas une histoire de couleur, c’est une histoire d’aromatique. Notre objectif, c’est de faire plaisir au consommateurs. »

La feuille de route est assumée : conquérir de nouveaux marchés, améliorer sans cesse les vins et poursuivre le développement international, sans jamais céder sur la qualité. « C’est difficile, oui. Mais nous, on ne fait que de la qualité. »

Une soirée de clôture à Marseille autour de dirigeants qui parlent avec conviction.

 

Soirée de Gala au Bacchus Business Club de Lyon

Soirée de Gala au Bacchus Business Club de Lyon

Soirée de Gala au Bacchus Business Club de Lyon

 

Qu’apprend-on de l’ex-dirigeant monde d’Apple ?

La voix de Marco LANDI a plongé l’assemblée dans un silence précieux.

Il revient d’abord sur ses origines, interviewé par Philippe DEREPAS : Toscane, milieu modeste, premier emploi à 11 ans comme vendeur de chaussures, puis l’Université de Bologne où il signe en 1969 la première thèse universitaire consacrée au numérique.

10 entreprises tentent alors de le recruter : Texas Instruments l’emporte. Puis 24 années de croissance exponentielle jusqu’à diriger toute l’Asie. Ensuite, vient l’appel qui change une vie : « Est-ce que tu veux continuer à vendre du sable ou est-ce que tu veux changer le monde ? » Ce sera Apple. Il reprend les opérations mondiales et contribue à la réintégration de Steve Jobs avec un partenariat majeur sur les systèmes d’exploitation.

Aujourd’hui, à la tête de l’Institut EuropIA | Officiel, il milite pour la montée en compétence des jeunes et pour une présence accrue des femmes dans l’IA, encore trop marginale. Il instaure des projets d’envergure tels que la Maison de l’Intelligence Artificielle et le World AI Cannes Festival, désormais ouvert à une expansion internationale. Son prochain projet ? Le World Quantum Computer Festival, rien que ça.

Dans ce cadre fort, L’ABBAYE DE COLLONGES SA a offert une atmosphère à la hauteur de l’événement. Haut lieu de l’excellence gastronomique française, la maison Bocuse a accueilli 200 membres et invités pour un dîner de fin d’année d’une précision théâtrale. Au moment du dessert, la musique emblématique du cirque résonne, les serveurs dévalent les escaliers, tandis que l’orgue limonaire s’anime.

La soirée a également mis en lumière une nouvelle génération de vignerons qui redessine les contours du Rhône septentrional. Bryan Deleu, installé à Condrieu depuis 2019, porte un projet ambitieux : redonner son souffle au viognier sur des coteaux escarpés, anciens terroirs romains. Aux côtés de la MAISON CRINER ESTEVAN, représentée par Sebastien CRINER et Elio ESTEVAN, la dégustation a offert un panorama complet du renouveau de Seyssuel, d’Ardoix et de Chasse-sur-Rhône. Leur approche biologique, leur sélection parcellaire et leur volonté de créer des cuvées complémentaires, illustrent un mouvement profond dans la viticulture de la région.

L’invité coup de cœur, Christophe Gerber, fondateur d’Or en Cash, a affirmé qu’un entrepreneur c’est avant tout une capacité à saisir les opportunités. Aujourd’hui, +100 agences, 200k clients annuels et une réputation construite sur la transparence et l’éthique. Christophe Gerber assume une passion singulière : aimer les problèmes pour mieux les résoudre.

Pour clôturer en beauté ce moment, Vincent van Derton nous a parlé avec passion des digestifs Les Bienheureux.

Une soirée lyonnaise qui réaffirme la signature du Bacchus Business Club : rassembler pour alimenter le débat et projeter l’avenir avec ambition.

 

 

 

 

 

Le MEDEF Gironde, Voltéo et Joseph Mellot au Bacchus Business Club de Bordeaux

Le MEDEF Gironde, Voltéo et Joseph Mellot au Bacchus Business Club de Bordeaux

Le MEDEF Gironde, Voltéo et Joseph Mellot au Bacchus Business Club de Bordeaux

« Pour qu’un territoire se développe durablement, il faut 3 piliers : le logement, l’emploi et la mobilité. »

Cette conviction, signée Mathias SAURA, Président du MEDEF Gironde, a donné le ton d’une soirée dense du Bacchus Business Club Bordeaux, au Palais de la Bourse.

Dirigeant de GROUPE GEOSAT, entreprise innovante dans la cartographie et la modélisation 3D, Mathias Saura incarne une nouvelle génération de chefs d’entreprise : enracinés dans leur territoire et animés d’une vision où l’innovation doit d’abord servir la cohésion locale.

Sous sa présidence, le Medef Gironde s’affirme comme une force d’action et de cohésion au service des dirigeants. Sa mission ? Comprendre les besoins, défendre les intérêts, et créer les conditions d’un écosystème fertile pour l’entrepreneuriat.

Avec une approche pragmatique, il a évoqué les grands défis du moment : le pouvoir d’achat, la fiscalité, la compétitivité, mais aussi les relations entre le monde économique et le monde politique.
« Nous échangeons avec tous les parlementaires, quelles que soient leurs conviction, mais nos temporalités ne sont pas les mêmes.»

Mathias Saura a également rappelé la nécessité de maintenir les entreprises familiales et industrielles en France, en luttant contre la surimposition et en réinjectant de la valeur dans le salaire net des collaborateurs. Pour lui, l’enjeu est une question de cohésion nationale.
« Si nous ne redonnons pas de perspectives aux salariés, nous cesserons d’embarquer dans des projets communs. »

Son discours lucide a mis en lumière un Medef à l’écoute des questionnements, ancré dans le réel et avec l’ambition d’agir concrètement.

Aussi, l’invitée vin de cette édition, Catherine Corbeau-Mellot, Présidente du Domaine Joseph Mellot, a fait voyager les convives au cœur de la Loire.

Femme de conviction, propulsée à la tête du domaine en 2005, elle a partagé l’histoire d’une maison familiale historique de Sancerre. Elle a partagé sa fierté de voir la Loire s’imposer comme un territoire d’équilibre, où les petites exploitations demeurent familiales, raisonnées, fidèles à l’esprit du bon père de famille.
« Nos vins expriment la diversité de leurs sols. Un même cépage révèle la fraîcheur d’un côté ou la minéralité de l’autre. C’est notre signature. »

La soirée a également mis à l’honneur Karine Fabre, Directrice Générale de Voltéo, invitée Coup de cœur. En s’inspirant de la légende du colibri qui, face à l’incendie, « fait sa part » : elle a rappelé combien l’action et l’exemplarité sont les deux moteurs du leadership. Volteo s’engage dans le reconditionnement de batteries au lithium, alliant économie circulaire, innovation industrielle et réinsertion de prisonniers par le travail.

Cette soirée a rappelé que le progrès naît de ceux qui « font leur part » avec conviction et courage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bacchus Business Club Paris : Les Mousquetaires et Castel Châteaux & Grand Cru mis à l’honneur

Bacchus Business Club Paris : Les Mousquetaires et Castel Châteaux & Grand Cru mis à l’honneur

Bacchus Business Club Paris : Les Mousquetaires et Castel Châteaux & Grand Cru

mis à l’honneur

 

« Gérer la France comme on gère nos boutiques. »

La formule a fait sourire la salle de l’Hôtel Le Meurice.

Mais derrière l’humour, on a perçu la lucidité d’un entrepreneur de terrain : Thierry Cotillard, Président du Groupement Mousquetaires, invité d’honneur du Bacchus Business Club Paris.

Diriger un groupement de 3 000 chefs d’entreprise, 150 000 collaborateurs et 40+ Milliards de chiffres d’affaires : voilà l’envergure de sa mission.
Une gouvernance intégrée, qui va bien au-delà du commerce.

De l’agriculture à la grande distribution, Thierry Cotillard a tout connu : il débute comme agriculteur, puis ouvre son premier Intermarché à Issy-les-Moulineaux en 2007, avant de devenir président d’Intermarché entre 2015 et 2020 puis depuis 2023 président des Mousquetaires. Sous sa présidence, Les Mousquetaires se structurent en un écosystème complet : production, logistique, banque interne, automobile, bricolage… un modèle 100 % intégré pour une indépendance totale.
Une stratégie assumée : « prendre les décisions pour être encore là demain ».
Cette vision, il l’a rappelée à l’occasion du rachat d’une partie des magasins Casino. Une opération menée avec pragmatisme : réussir à augmenter de 20% le chiffre d’affaires avec une baisse des prix de 18 % et surtout adhésion immédiate des salariés.

Thierry Cotillard a aussi livré une analyse lucide du marché : la fragilité du pouvoir d’achat, la nécessité d’une politique prix juste et la concurrence directe des plateformes internationales.
Mais au-delà des chiffres, il a rappelé sa conviction profonde : « Le commerce de demain sera humain, local, et exigeant sur le fond. »

Une réflexion d’autant plus importante dans une période où la confiance politique et économique conditionne l’investissement.

La soirée s’est poursuivie autour d’un autre pilier de l’excellence française : le vin.

Cédric Pla, Directeur de Castel Châteaux & Grands Crus, a dévoilé les coulisses d’un groupe fondé en 1949 par une fratrie visionnaire.

Aujourd’hui, le Groupe représente 20 propriétés viticoles, de Bordeaux à la Provence, avec un objectif clair : aller à la rencontre des consommateurs.

Il a évoqué la montée en gamme du groupe, sa capacité à s’adapter aux défis climatiques entre vendanges précoces et innovation dans les cépages ainsi que son engagement pour la traçabilité.

Un exemple emblématique : le Château Cavalier, 130 hectares en Provence, où le rosé est pensé comme le blanc, atteignant des niveaux de précision dignes des plus grands crus.

Et le Château Montlabert, en Saint-Émilion, devenu un modèle d’œnotourisme individualisé : « Faire vivre le vin, c’est notre devise. »
Sous les dorures du Meurice, cette soirée du Bacchus Business Club Paris a rappelé que la performance et la passion peuvent se conjuguer.

Fermob et les Vignobles Henri Bourgeois au Bacchus Business Club de Lyon

Fermob et les Vignobles Henri Bourgeois au Bacchus Business Club de Lyon

Fermob et les Vignobles Henri Bourgeois au Bacchus Business Club de Lyon

 

« Quand vous achetez du Fermob, vous achetez de la joie de vivre »

Derrière les portes du Bacchus Business Club Lyon au Sofitel Lyon Bellecour pour une soirée où l’industrie, l’esthétique et l’esprit d’entreprise se sont mêlés

Invité d’honneur : Baptiste Reybier, président de Fermob, figure d’une génération de dirigeants qui conjugue exigence et bon sens

Fermob est une marque française spécialisée dans la conception et la fabrication de mobilier de jardin en métal et en couleurs, d’accessoires et de luminaires.
Mais Fermob, c’est avant tout une aventure familiale née dans les années 80, quand son père reprend une entreprise en difficulté.
15 salariés à l’époque : un pari risqué et l’intuition décisive de miser sur l’export.
Quelques décennies plus tard : 500 collaborateurs, 130 millions d’€ de chiffre d’affaires et une présence dans 45 pays. Une trajectoire qui illustre la force d’un ancrage local allié à une ouverture internationale.
Baptiste Reybier rejoint l’entreprise à 26 ans, d’abord comme vendeur en boutique. En 15 ans et 7 postes, il apprend chaque rouage avant de prendre la présidence.

Aujourd’hui, Fermob n’est plus seulement un nom : c’est un groupe structuré autour de 4 marques : Fermob, Vlaemync (mobilier saisonnier haut de gamme), Rodet (mobilier scolaire, hôtellerie-restauration et d’équipement sportif, dont les sièges du Stade de France), et Tip toe

Chez Fermob, l’innovation est au cœur de la stratégie. L’actionnariat inclut une part de salariés, tandis que la famille Reybier reste largement majoritaire, garantissant la stabilité à long terme. La transmission familiale se déroule en parfaite harmonie : Baptiste Reybier et son père forment un binôme stratégique. Dans ce contexte, il rappelle que l’incertitude reste le pire défi pour un chef d’entreprise, et qu’elle se gère avec constance et rigueur.

L’invité vin de la soirée, Jean Marie Bourgeois, propriétaire du Vignobles Famille Bourgeois, a transporté l’auditoire de Sancerre à Marlborough, en Nouvelle-Zélande.
Héritier d’une famille de vignerons, il a choisi d’explorer le monde et nous a raconté son récit passionné de la création d’un domaine de 120 hectares en Nouvelle-Zélande
A ses yeux, c’est un terroir unique : plus frais que la Loire grâce aux courants marins et aux brumes fréquentes. Son sauvignon de Marlborough est pour lui comme un « bébé » : témoin de son attachement à chaque parcelle qu’il cultive.

Enfin, l’invité coup de cœur, Maurice Tchenio, fondateur d’Apax et auteur du livre Bats-toi (Fayard) a livré son témoignage.
Il revient sur une jeunesse marquée par la guerre, ses études à HEC puis Harvard, et la découverte du private equity bien avant l’heure.

Une soirée Bacchus Business Club autour d’une conviction que l’économie française se construit sur le goût du concret.