Bacchus Business Club Bordeaux à Ceva Santé Animale

 

Actionnariat familial, actionnariat salarié, LBO : 3 modèles de gouvernance mais qui décide vraiment ?

MARC PRIKAZSKY, Président Exécutif de CEVA SANTE ANIMALE a présenté sa vision d’un entrepreneur ayant transformé une filiale délaissée de Sanofi en leader mondial de la santé animale pesant 9 milliards d’€.

La raison d’être de CEVA : innover sur l’un des enjeux majeurs de ce siècle entre santé animale et santé humaine, étant intimement liés.

C’est dans son nouveau siège social, pensé comme un nid architectural que Bacchus Business Club Bordeaux a tenu sa soirée Hors les murs, en partenariat avec le CLUB DES ETI DE NOUVELLE-AQUITAINE.

Autour d’une table ronde, 3 modèles de gouvernance ont été confrontés.

Une même question : comment répartir le pouvoir dans une entreprise ?

Autour de l’ADN familial, Jean-Baptiste Micouleau, PDG du Groupe ARAMISDAL’ALU, a défendu une clarté indispensable : « L’ambiguïté familiale bloque l’exécutif. » Avec 60 % du capital en main et une gouvernance entre conseil de surveillance et directoire, il décrit une entreprise où les actionnaires eux-mêmes ne sont que de passage. Même si “Le pouvoir se prend et ne se donne pas” comme il aime le préciser.

Sur un modèle participatif, Nicolas Fillon, PDG de DE SANGOSSE, a exposé un actionnariat salarié né en 1989, où 500 collaborateurs détiennent aujourd’hui 60 % du capital. Avec ce très bon antidote au turn-over, la règle est claire : tout actionnaire qui quitte l’entreprise doit vendre ses parts et ne jamais confondre son rôle d’actionnaire et de salarié. Il ne manque pas de préciser « L’actionnariat salarié n’est pas une fin en soi, mais l’outil au service du projet stratégique. »

Enfin, Marc Prikazsky a présenté le modèle CEVA : 6 LBO successifs et une architecture où les managers, avec 25 % du capital, contrôlent plus de 60 % des droits de vote. Mais il précise “Je n’ai jamais eu à forcer une décision, en échangeant avec pédagogie, on tombe sur la même conclusion”. Objectif en ligne de mire : 12 à 15 milliards de valorisation, avec un binôme de confiance avec SÉBASTIEN HURON, récemment nommé Directeur Général grâce à une relation de confiance de longue date.

Côté vin, nous avons voyagé avec les Vins de Castillon de Stephane Derenoncourt, Propriétaire du Domaine de l’A et thierry valette, Propriétaire de Clos Puy Arnaud : autour du franc-parler qui les caractérisent. Le premier, venu de rien dans le monde du vin, devenu l’un consultants en œnologie les plus influents au monde avant de se recentrer sur son Domaine. Thierry Valette, a témoigné de sa conversion à la biodynamie conférant aux vins une énergie, une fraîcheur et une résistance.

Grâce au travail de ces vignerons, l’appellation Castillon Côtes de Bordeaux a prouvé être un terroir qui a beaucoup à revéler, capable de rivaliser avec des grands noms.