Boris Cyrulnik et Laurence Tonna au Bacchus Business Club Nice

 

Et si la solitude était le risque le plus sous-estimé dans nos organisations ?

C’est par cette question essentielle, que Boris Cyrulnik, neuropsychiatre réputé, a captivé les dirigeants réunis lors de la soirée au Bacchus Business Club Nice à l’Hôtel Le Negresco.

Dans un monde obsédé par la performance, il a invité les dirigeants de l’auditoire à regarder autrement.

Son parcours, marqué dès l’enfance par la violence de la guerre donne du sens à son propos. « La résilience, c’est faire face au fracas. » Une dynamique qui se nourrit de notre capacité à créer du lien.
Et c’est bien là que le constat se durcit.

« La solitude est la pire agression que l’on puisse connaître. » Dans une société saturée d’écrans où nos interactions se digitalisent, il en va donc de l’atrophie cérébrale constatée. Au-delà de 3h d’écran par jour, les mécanismes de dépression s’accélèrent. Résultat : l’empathie s’efface et le lien humain s’abîme.

L’analyse de Boris Cyrulnik est limpide : chaque progrès à ses effets secondaires. Et l’IA n’est pas une exception. « Elle traite l’information. Elle ne crée pas. » Et surtout, elle ne remplace pas le plus important : la relation humaine.

Alors, que faire ?

Réintroduire du réel et du collectif

« Le tranquillisant naturel, c’est le contact humain. » Se retrouver pour échanger et confronter ses idées. Recréer ces espaces où l’on refait le monde, tels que les bistrots d’hier ou Bacchus Business Club d’aujourd’hui.

Et appliqué au monde de l’entreprise, peut-on placer l’attachement au cœur des organisations ? L’enjeu étant de structurer les relations durables et nourrir un projet commun, le socle des collectifs solides en résumé.

Un rappel capital donc pour des dirigeants : sans lien, il n’y a pas de performance durable, même du point de vue économique.

Ce lien humain se crée aussi autour de beaux flacons. C’est d’ailleurs ce qu’ont vécu les invités grâce à l’invitée vin Laurence Tonna.

Issue de l’univers de l’automobile, elle commence à entreprendre à 21 ans : garage, puis station service, puis centre commercial. C’est en 2016 qu’elle opère un virage en acquérant le Château de la Roque Forcade, alors propriété de 7 hectares en Vin de France.

Aujourd’hui, le domaine a obtenu l’appellation Côtes de Provence. Une montée en puissance guidée par plusieurs ingrédients : hospitalité, événements, développement œnotouristique… Un lieu de vie de 60 hectares autant qu’un vignoble.

Dans le verres les invités ont eu la chance de déguster notamment la Cuvée Promesse 2016. Grâce à des coteaux exposés plein sud et d’une humidité matinale idéale, les vins du Château La Roque Forcade se déclinent en 3 couleurs.

En résumé, une conviction à cette soirée : la rencontre est le liant, avec la capacité à s’adapter et se réinventer.